BRUXELLES - (Belga) La Société des Journalistes (SDJ) de la RTBF a dénoncé, jeudi soir dans un communiqué, les interventions répétées du Conseil d'Administration de la chaîne publique dans les choix éditoriaux de l'information.
12.09.2011
RESOLUTION SUR LA PROBLEMATIQUE DE LA LAICITE
RESOLUTION SUR LA PROBLEMATIQUE DE LA LAICITE
Attendu que la LAÏCITE n’est pas mentionnée comme telle dans la constitution belge ;
Attendu que les articles 19, 20 et 21, qui garantissent, l’un la liberté de culte, l’autre que nul ne peut être contraint de participer à un culte et le troisième que l’Etat ne peut intervenir dans la nomination et l’installation des ministres d’un culte ; attendu donc queces articles ne permettent pas d’affirmer que la Belgique est un état laïque ;
Attendu que de l’absence de la reconnaissance de la Belgique comme un état laïque, il résulte :
· le subventionnement de réseaux confessionnels dont un des buts affirmé est l’évangélisation de la population scolaire ;
· le financement des cultes et de la « laïcité organisée » ;
· l’organisation obligatoire dans tous les réseaux de l’enseignement primaire et secondaire de cours de religion et de morale ;
Attendu que l’église catholique particulièrement, s’autorisant de sa prééminence passée, persiste dans des revendications qui ne correspondent plus à la situation actuelle, notamment au niveau du financement des cultes dont en 2000, elle percevait encore 79% du total ;
Attendu que de l’absence de la reconnaissance de la Belgique comme un état laïque, il résulte :
· qu’il n’y a pas de dispositions légales claires concernant la présence de signes religieux ostentatoires dans la société ;
· que la présence de représentants des cultes dans les cérémonies officielles est toujours effective et cela sans aucune discrétion ;
· qu’en ce qui concerne les nombreuses affaires de pédophilie dont se sont rendus coupables des prêtres, l’Etat, frileux, n’ose affirmer explicitement le primat des lois civiles sur tout autre loi ou règlement, fussent-ils d’origine religieuse ;
Le MS rappelle :
Que la laïcité, en tant que telle, n’est pas plus ennemie des religions qu’elle ne le serait de l’humanisme athée ou agnostique, mais elle a pour souci essentiel que les humanistes athées ou agnostiques et les croyants jouissent strictement des mêmes droits. Ce qui a évidemment des implications et des conséquences quant à la neutralité de la sphère publique, de l’école et de l’ensemble des institutions de l’Etat, de cette chose commune à tous, qui a pour tâche de mettre en avant ce qui est commun à tous les hommes et non, uniquement ce qui l’est à certains d’entre eux.
Par ces motifs, le MS exige :
- l’inscription du principe de laïcité dans la constitution belge et les dispositifs légaux des entités fédérées ;
- la mise en cause principielle du financement des cultes – et non une simple contestation de la clé de répartition de l’enveloppe allouée aux cultes ;
- la suppression des cours de morale et de religion au profit d’un cours de philosophie commun à tous les élèves ;
- l’obligation pour les fonctionnaires publics (en ce compris le personnel soignant des hôpitaux publics) d’apparaître comme neutres dans l’exercice de leurs fonctions.
Par ailleurs, le MS fait sienne la position de la CGSP-enseignement, et « réclame l’adoption d’un décret portant l’interdiction généralisée du port de tous signes religieux et/ou philosophiques pour tous les niveaux d’enseignement tant pour tous les personnels que pour les élèves »
08:49
Écrit par Philippe Delforge
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10.09.2011
Le camp francophone lézardé par le FDF
Le camp francophone lézardé par le FDF
Pour introduire le renard dans le poulailler, le président du FDF, Olivier Maingain, a un talent incontestable : hier, il a à la fois compliqué (encore un peu plus) la tâche du formateur ; mis la pression sur Charles Michel ; et jeté une pierre dans le jardin du nouveau président du cdH, Benoît Lutgen.
En répétant qu’il refuse la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde sans élargissement de la région de Bruxelles, M. Maingain a renvoyé la balle au ministre Open VLD Vincent Van Quickenborne, qui avait déclaré jeudi que le MR devrait accepter une scission « relativement pure » de BHV. Il a surtout, quoi qu’en dise ce dernier (cf. ci-dessus), « cadré » Charles Michel, président du MR. Et rendu la médiation d’Elio Di Rupo encore plus aléatoire.
Olivier Maingain, qui présentait des transfuges du cdH au FDF à Anderlecht, a par ailleurs attribué leur venue au fait que « la radicalité dans les dossiers institutionnels de Joëlle Milquet semble s’essouffler depuis un an ».
« Posture provocatrice déplacée et inconvenante », a rugi le cdH, en déplorant l’« attitude peu responsable et purement électoraliste » d’Olivier Maingain. Un Olivier Maingain, a ajouté perfidement le parti de Benoît Lutgen, qui ne se contente plus apparemment « de semer jour après jour la zizanie au sein de « sa » propre formation politique, le MR ». Sûr qu’il y aura de l’ambiance entre francophones ce dimanche !
13:32
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08.09.2011
Sale affaire pour la Région wallonne "Andenne"
Sale affaire pour la Région wallonne
(08/09/2011)
© D.R.

Détournements et fraude à Andenne : une pierre dans les chaussures de Lutgen et Nollet
NAMUR Après l’ICDI, la Carolo et toutes ces affaires politico-financières qui avaient défrayé la chronique, il y a quelques années déjà, on croyait que la Région wallonne en avait fini avec les dossiers de mal gouvernance et de fraudes commises au sein même d’organismes financés par l’argent public. Mais une enquête fouillée publiée ce jeudi dans Paris Match démontre qu’il n’en est rien.
Accusations relatives à des détournements de matériaux et main d’oeuvre, à des fausses factures, à la tenue d'une caisse noire et à du harcèlement moral...
L’accumulation de faits et de témoignages mis en évidence par les investigations du journaliste Michel Bouffioux donnent en effet un sentiment de profond malaise.
Tout cela se passe à la carrière de la Région wallonne, située au lieu-dit de Gore, près d’Andenne. Un endroit où, de toute évidence, on ne fait pas qu'extraire la pierre et la tailler mais où, entre les pauses, certains règlent leurs comptes! En toute discrétion...
Selon Paris Match, cela fait « trois ans que les délations vont dans tous les sens, sans avoir connu de médiatisation. Même pas lorsque l'un des accusateurs, mis en cause par ceux qu'il dénonçait, a tenté de se suicider. Pas plus lorsqu'un haut fonctionnaire responsable de la carrière a été perquisitionné et a avoué des détournements de main d'œuvre à son domicile. Pas encore après l'ouverture d'une demi-douzaine de dossiers pénaux, fruits de plaintes croisées entre des membres du personnel! »
Aussi exclusive qu’accablante, l’enquête de Paris Match ne tire pas de conclusions définitives en termes de responsabilités. Mais des témoignages et des nombreux documents inédits révélés par notre confrère, il ressort qu'il y a eu et qu'il y a peut-être encore des détournements sur ce site géré avec l’argent public. « A tous le moins, le gouvernement wallon, serait bien avisé d’ordonner la réalisation d’un audit sérieux sur le fonctionnement passé et actuel de la carrière de Gore.
Deux de ses ministres sont particulièrement concernés par ce dossier : Benoît Lutgen (Travaux publics), en partance comme on le sait, et qui détient la responsabilité fonctionnelle de la carrière et Jean-Marc Nollet (Fonction publique) en ce qui concerne le volet disciplinaire », conclut l’enquête de Paris Match.
10:46
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05.09.2011
Le plan A du Mouvement Socialiste
19:29
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16.03.2011
Autant savoir... Sûres les centrales nucléaires ?
Autant savoir...
Sûres les centrales nucléaires ?
Le Japon vient de vivre un grave séisme doublé d’un tsunami meurtrier. Ce lundi 14 mars, on parlait déjà de 10.000 victimes. Mais ce n’est pas fini, car la centrale nucléaire de Fukushima I a enregistré une explosion dès samedi dernier. Parallèlement, plusieurs réacteurs nucléaires à Onagawa et Tokai connaissaient eux aussi des problèmes. Le pire n’est pas à exclure, y compris un accident à la Tchernobyl. D’ailleurs, aux dernières nouvelles, le réacteur III de Fukushima paraît mal en point…
Pourtant, on ne cesse de nous dire que les centrales nucléaires sont sûres, que la situation est sous contrôle. Le raisonnement des tenants de cette position est simple, voire simpliste : la probabilité d’un accident nucléaire grave est tellement faible que le risque lié est proche de zéro. Ce qui est ici négligé, c’est la survenance d’événements extrêmes – Tchernobyl pour prendre un exemple. Or, ces événements dits « extrêmes » peuvent bel et bien se produire…
Il en résulte qu’il faut envisager par étapes, c’est clair, la sortie du nucléaire. Ceci rend la revendication d’une planification écologique par le Mouvement Socialiste d’une actualité totale. Il s’agit en effet de décider sur le long terme des politiques énergétiques à mettre en œuvre et d’éviter des catastrophes dommageables à la fois pour les travailleurs du secteur et l’ensemble de la population.
11:03
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Autant savoir...
Autant savoir...
Sûres les centrales nucléaires ?
Le Japon vient de vivre un grave séisme doublé d’un tsunami meurtrier. Ce lundi 14 mars, on parlait déjà de 10.000 victimes. Mais ce n’est pas fini, car la centrale nucléaire de Fukushima I a enregistré une explosion dès samedi dernier. Parallèlement, plusieurs réacteurs nucléaires à Onagawa et Tokai connaissaient eux aussi des problèmes. Le pire n’est pas à exclure, y compris un accident à la Tchernobyl. D’ailleurs, aux dernières nouvelles, le réacteur III de Fukushima paraît mal en point…
Pourtant, on ne cesse de nous dire que les centrales nucléaires sont sûres, que la situation est sous contrôle. Le raisonnement des tenants de cette position est simple, voire simpliste : la probabilité d’un accident nucléaire grave est tellement faible que le risque lié est proche de zéro. Ce qui est ici négligé, c’est la survenance d’événements extrêmes – Tchernobyl pour prendre un exemple. Or, ces événements dits « extrêmes » peuvent bel et bien se produire…
Il en résulte qu’il faut envisager par étapes, c’est clair, la sortie du nucléaire. Ceci rend la revendication d’une planification écologique par le Mouvement Socialiste d’une actualité totale. Il s’agit en effet de décider sur le long terme des politiques énergétiques à mettre en œuvre et d’éviter des catastrophes dommageables à la fois pour les travailleurs du secteur et l’ensemble de la population.
08:01
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15.03.2011
Quel provocateur, ce Furlan !
Quel provocateur, ce Furlan !
Connaissez-vous Paul Furlan ? L’homme est bourgmestre de Thuin, mais aussi ministre régional wallon des Pouvoirs locaux. Récemment, un de ses administrés lui a envoyé la lettre ici reproduite :
Monsieur le Ministre,
Ne serait-il pas opportun, dans le cadre de la défense d’une identité wallonne prônée par Rudy Demotte, de décréter que le drapeau wallon flotte en permanence sur les maisons communales de toutes les communes de Wallonie ? Je suis de ceux qui pensent que nous ne devons pas avoir honte d’afficher notre appartenance et que nous sommes fiers d’être Wallons, n’en déplaise aux derniers belgicains ! Je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien porter à cette demande. Avec mes meilleures salutations
Voici la réponse du ministre :
Monsieur,
Je tiens tout d’abord à vous remercier pour cette proposition et cette preuve d’initiative. Il s’agit en effet d’une bonne idée mais il me semblerait sans doute mieux d’attendre un peu afin d’éviter que ce geste ne soit pris pour une provocation. Cela dit, vous pourrez remarquer que de nombreuses communes le font déjà. Je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Monsieur Paul FURLAN Ministre des Pouvoirs Locaux et de la Ville, en charge du Tourisme Rue du Moulin de Meuse 4 5000 NAMUR (BEEZ)
Moralité : arborer le drapeau wallon constitue aux dires d’un de nos ministres PS wallons une provocation. Que dire alors des milliers de drapeaux flamands qui flottent en Flandre ? Sans doute pour notre triste ministre s’agit-il d’un légitime sentiment d’appartenance ! Sacré Furlan, va ! Même Di Rupo finira par te dire que tu en fait de trop.
11:40
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13.03.2011
Pour un nouveau parti de gauche
Pour un nouveau parti de gauche
L’histoire bégaie, dit-on. Parfois aussi, elle prend de brusques accélérations. Qui aurait cru en 1989 que le bloc de l’Est s’écroulerait comme un château de cartes en quelques mois ou plus près de nous, que des dictatures aussi détestables que celles de Ben Ali ou Moubarak seraient balayées en l’espace de quelques semaines ?
Ici même en Belgique, comme dans le monde et en Europe, nous sommes probablement en train de vivre une de ces périodes-charnière, grosse de changements considérables. La faible reprise qui a succédé à une crise financière et économique sans précédent, risque d’avorter et de nous replonger dans la récession. Les marchés et la finance internationale s’apprêtent, après la Grèce et l’Irlande, à tester la solidité de la dette souveraine belge. La question de la survie d’un Etat belge mortellement gangrené par le nationalisme flamand est désormais ouvertement posée. Prendre acte de ces bouleversements est une chose, y apporter les réponses adéquates en est une autre.
C’est dans cette perspective que le Mouvement Socialiste lance un appel aux hommes et femmes de gauche, organisés ou non, de Wallonie et de Bruxelles, pour édifier ensemble un nouveau parti. Un parti de transformation sociale et économique, un parti solidaire des luttes des peuples du monde, un parti laïc, un parti qui relève les défis écologiques de notre temps, un parti enfin qui prenne à bras le corps les aspirations à l’autonomie des Wallons et des Bruxellois et prépare l’après-Belgique – en résumé, un parti d’alternative globale.
Les chantiers sont ouverts. Les architectes sont présents. Il reste à réunir les ouvriers et à se mettre au travail. Sans atermoiements ni précipitation. Dans la clarté, mais aussi la nécessaire fraternité.
11:51
Écrit par Philippe Delforge
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18.06.2010
LA BALKANISATION DE L' EUROPE A COMMENCE EN BELGIQUE
Les résultats élections gouvernementales qui se sont tenues hier pourraient bien marquer la fin de la Belgique fédérale. En Flandres, les nationalistes de droite du NVA, Nouvelle Alliance Flamande qui étaient à 5% aux dernières élections de ce type, ont enregistré une large victoire avec 32% des voix au Sénat et 27% à la Chambre. Ils deviennent du même coup le premier parti flamand, loin devant le CDV (9,99% et 10 , 85%)de Herman van Rompuy et le PS flamand (le SP.A) qui n'enregistre que 9,48% et 9,2% des voix.
En Wallonie, le PS a fait campagne sur une ligne de gauche basé notamment sur la défense du modèle social belge. Avec 33% des voix au Sénat et 26% à la Chambre, il redevient le premier parti francophone, devant la droite libérale MR (-8% à 24%). Preuve s'il en faut qu'il n'y a pas meilleur rempart au séparatisme que la défense des acquis sociaux communs.
La gauche de transformation sociale belge était représentée par les listes du PTB, Parti du Travail de Belgique, formation néomaoiste (0,79%), du Front des Gauches qui réunit le PC, la LCR, le PSL, le PH, CAP et Velorution, petits mouvements de la gauche radicale (0,44%) et du MS+, mouvement sorti du PS en 2003 en réaction à sa dérive social libérale (0,16 %). Elle double son score des dernières élections en passant de 1,97% à 3,41% chez les électeurs francophones. Unis, ces mouvements auraient pu s'approcher des 5% nécessaires pour avoir un représentant au Sénat et à la Chambre.
La situation politique d'une gravité récurrente appelle l'union de toute la gauche de transformation sociale. Elle seule prône l'intérêt général et donc la cohésion du peuple qu'il soit flamand ou wallon. Gageons que nos camarades sauront s'inspirer de l'expérience du Front de Gauche français pour y parvenir. Nous les y encourageons de toutes nos forces.
06:55
Écrit par Philippe Delforge
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14.06.2010
MERCI
Remercie les centaines d'électeurs qui ont fait confiance au MS+.
Sans possibilité de faire campagne, sans accès aux médias publics, le MS+ s'en tire très honorablement et reste plus que jamais décidé à défendre les plus faibles.
07:05
Écrit par Philippe Delforge
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11.06.2010
Camarades, chères amies, chers amis
Camarades, chères amies, chers amis
A moins de 48 heures de ces élections voulues par le MR et les libéraux flamands avec la complicité des partis formant la majorité, nous arrivons à cette fin de campagne qui grâce à ces mêmes partis n'aura fait qu'une chose, renforcer l'extrême droite flamande et les séparatistes,
Plutôt que de parler économie , pensions, sécurité sociale ou tout simplement, penser à ce que 80% des Belges vivent actuellement, pauvretés, restrictions, soucis , non les 4 »grands » partis qui nous dirigent, nous abreuves de promesses qu'ils ne pourront tenir , nous font miroiter emplois, diminution d'impôt et toutes sortes de bobards qu'ils ne pourront assumés,en plus,en plaçant la NVA à la tête de la Flandres il semble impossible que le 14 juin il soit possible sans laisser partir des avantages que nous avons encore,de former un gouvernement qui protégera au maximum les Bruxellois et les Wallons ,
Les ECOLO, le CDH, le MR, et les SOCIALISTES ne nous vendent pas à la Flandre, ils nous bradent pour garder les privilèges,qui leurs permettent de mener la politique qui nous mènent vers un futur qui nous réserve des années de tristesse et de vaches maigres,
Pour y arriver ils mettent le paquet, à coup de millions de tracts, de clips, ou de faux bonheur futur aussi irréalisable et souvent inutiles qu'il nous font subir depuis des années,
Ces partis,qui nous dirigent , leurs députés, sénateurs, ministres, ne vivent pas les tracas des chômeurs, des ouvriers et des classes moyennes , ils ne doivent pas calculer,jongler et contrairement à nous ils gardent les moyens qui nous font défauts, eux ils profitent , vivent et font bombance sans compter sur le dos des contribuables;
Nous les électeurs, nous subissons les brimades, les désillusions depuis trop d'années, et par bêtises , masochismes ou simplement par habitudes nous continuons à voter pour ces ingrats qui ne connaissent que leur bien être et leur confort, actuellement nous les voyons partout, après leur élections dans la poche ils se feront oubliés jusqu'aux prochaines;
Comme vous le savez, ils existent des alternatives, CHANGER, OSEZ, AYEZ CONFIANCE, et ce 13 juin,rejoignez et votez pour des gens qui comme vous subissent les contraintes, les idioties de ces » grands » partis qui nous dirigent,
Ce 13 juin VOTEZ POUR LES CANDIDATS DU MSplus LISTE 20 A LA CHAMBRE ET AU SENAT, pour ma part j'occupe la 3ième place effective au Sénat,
Merci d'avance et ayez confiance
Philippe

23:13
Écrit par Philippe Delforge
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Le dimanche 13 juin,
SENAT
Le dimanche 13 juin, nous serons appelés à voter pour le renouvellement des chambres, ce n'était pas notre souhait.
Avec la direction du Mouvement Socialiste nous avons décidés de présenter des listes dans toutes la régions Francophone
et Bruxelloise.
Pour ma part je suis candidat au Sénat ou j'occupe
la3ième place effectives. Pour les gens , les camarades, amis de gauche qui auraient des douteS sur le prochain scrutin, qui seraient tentés de ne pas voter je leur demande de voter et de nous rejoindre, nous sommes un parti structuré et nous ne demandons qu'une choses , prouver que ce que les autres ne
peuvent faire nous, avec vous nous le réaliserons.

LE 13 JUIN NE REMETTEZ PAS UN BULLETIN BLANC, PRÉSENTEZ VOUS DANS LES BUREAUX DE VOTE ET VOTEZ POUR LE PARTI DE LA NOUVELLE GAUCHE VOTEZ MSplus.
15:40
Écrit par Philippe Delforge
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06.06.2010
RESUME Du PROGRAME MSplus 2010
ELECTIONS 2010
Il faut quand même rappeler que les 4 grands partis en place ont refusé la présence des petites listes jusqu’au dernier moment, c'est-à-dire la veille du dépôt des listes. Ils avaient PEUR ! Ils voulaient rester entre EUX !
Aucun ne voulait signer, mais lorsqu’ils ont appris qu’un petit parti avait réussi à rassembler les signatures citoyennes, ils ont donné les signatures dans la nuit, la veille du dépôt. C’est un manque TOTAL de démocratie !
MS plus ?
Le mouvement socialiste est un parti de gauche ! Socialiste, laïc et confédéraliste. Un parti en mouvement qui se remet continuellement en question. Nous sommes en mouvement pour réagir face à la politique qui n’est plus assez à gauche, selon nous. Et je pense à titre personnel que : « Nous sommes ce que le PS devrait être ! Des socialistes de gauche et non des socialistes de haute bourgeoisie ! »
CONFEDERALISME
« Régionaliste et confédéraliste, ce qui ne correspond en rien à ce que veulent les Flamands. Nous n’éludons pas la question des limites de Bruxelles : tout est négociable. »
CONFEDERALISME : politique économique et perception de l’impôt via les régions !
Confédéraliste, mais à trois
L’architecture à trois remet en cause le modèle institutionnel actuel. La proposition du MS+ ne concède plus à l’Etat fédéral que les seules compétences de la défense, de la diplomatie, et de la sécurité sociale. « Et encore, prévient le président du MS+, si la Flandre veut la régionalisation de certaines branches de la sécurité sociale (chômage, soins de santé…), la Wallonie ne va pas se replier : elle n’aura d’autre choix que de réclamer la régionalisation du système des pensions, aujourd’hui plus favorable à une Flandre vieillissante. »
Les régions, dans le schéma proposé par le MS+, disposeraient d’une autonomie fiscale quasi totale. « Le confédéralisme n’est pas une fin en soi, mais nous estimons que le contrôle des politiques économique et fiscale est un levier essentiel. Dans le même esprit, les compétences exercées par la Communauté française doivent revenir aux Régions.
Exemple avec l’enseignement et le choix de la 2e langue : qu’en Brabant wallon et à Bruxelles, il s’agisse du néerlandais, quoi de plus normal ; mais qu’à Liège ou dans le Luxembourg, on préfère l’anglais… »
La confédération à trois proposé par le MS+ s’accompagnerait d’un lien privilégié entre Bruxelles et le Wallonie, qui prendrait la forme d’une fédération, un partenariat privilégié et formel qui part du constat que les politiques socio-économiques concernant les deux régions « ne peuvent être éclatées ».
EMPLOI ET DELOCALISATION
Non à la délocalisation des entreprises qui font des bénéfices ! Remboursement des aides si elles partent !
Les intérêts notionnels ?
Maintenir une politique d’emploi performante mais également améliorer la formation des inactifs pour faire fonctionner le marché de l’emploi. Le marché est là, mais les clients ne sont pas là ! Formons-les !
PAUVRETE
AU MS, on dit : Il ne faut pas casser la consommation !
Sur le plan économique, le MS+, qui revendique également l’appellation de Nouvelle Gauche, et se situe dans le sillage du Français Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de Gauche après avoir quitté le PS, s’oppose à tout projet de politique d’austérité. « Une telle politique aurait pour effet de casser la reprise, de casser la consommation populaire. Il faut au contraire accroître les moyens de ceux qui consomment le plus, à savoir les petits et moyens revenus. »
SORTIR DE LA CRISE
Pour sortir de la crise financière : mettre au pas les banques en séparant les caisses de dépôt et les banques de prêts.
Pour sortir de la crise économique : relancer la consommation populaire par :
la diminution de l’IPP ( impôt sur les personnes physiques ) des bas et moyens revenus et accroissement GRADUEL de l’impôt des hauts revenus
pension à 1250€
DEVELOPPEMENT DURABLE
AU PROGRAMME DU MS : Planification écologique !
Le marché est myope et il se dirige dans le seul but de faire des bénéfices à court terme !
Une planification signifie réaliser un plan à long terme, avec le transfert souple des énergies fossiles vers les énergies renouvelables ! Il nous serait impossible de fermer les centrales dès demain, mais dans les années à venir, on le peut !
CRISE COMMUNAUTAIRE / BHV
Ce qu’il faut constater sur BHV c’est que le jeudi 22 avril, on a manqué de prendre l’adjectif noir, couleur de la catastrophe, tel le jeudi noir de Wall Street, car tous les partis flamands sans exception, y compris les Groen, ont tenté d’imposer la scission unilatérale de l’arrondissement BHV. Les grands partis disent : « On a rien à demandé ! On est pas demandeur ! On ne veut rien ! »
Les 3 grands partis ne font que bloquer la situation de peur d’avoir le retour de flamme via les urnes !
Pour nous, BHV doit être en fait un élément d’une négociation, d’une grande réforme de l’état selon un principe confédéral, c'est-à-dire transférer les compétences de politique économique et la perception de l’impôt vers les 3 régions ! Pas un confédéralisme à la flamande, cachant une scission de la Belgique, mais bien un confédéralisme de gestion des compétences ! Une solution négociée concrètement dans un grand processus de réforme de l’état. Une circonscription nationale ? C’est faire tourner la roue à l’envers ! Tenons compte de la situation linguistique et avançons avec nos caractéristiques. PAS UN CONFEDERALISME FLAMAND DE DROITE ET BASES SUR LES COMMUNAUTES MAIS UN CONFEDERALISME BASE SUR LES REGIONS. Nous , nous sommes confédéralistes et régionalistes !
SECURITE
La sécurité est un vrai problème qui s’étale sur 3 aspects.
1) Les prisons : il faut satisfaire aux revendications des gardiens de prison une bonne fois pour toute !
2) Les services incendies : on joue avec la vie des citoyens, excusez-moi ! Les grands partis n’ont pas été capables de dégager les fonds financiers nécessaires !
3) Sécurité personnelle : Exemple : sur les trois premiers mois de 2010, à Bruxelles, + 30% d’attaques à mains armées par rapport aux 3 premiers mois de 2009. Il y a clairement un manque de moyen. Je pense qu’on ne veut pas y mettre les moyens ! Il faut plus de policiers, présents sur le terrain et pas dans les bureaux ! MAXIME PREVOT dit à Controverse Dimanche passé : « Du suivi à la justice ! » SON PARTI ( CDH) EST DANS LE GOUVERNEMENT FEDERAL ET IL N’A RIEN FAIT ! Il faut un suivi de la justice, avec encore plus de moyens !
PENSIONS
ON EST CLAIR AU MS : il faut porter la pension minimale à 1250€ par mois. Depuis les années 80, les différents gouvernements, dont les LIBERAUX faisaient partie, ont supprimé la liaison pension – bien être. Ils n’ont pas tenu compte de l’évolution générale des salaires ! Le problème des pensions trop faibles vient de là ! Le gouvernement VERHOFSTADT n’a même pas pensé à approvisionner le fond de vieillissement. Au MS plus, on regrette qu’au troisième pilier des pensions, on place l’argent en bourse, pour faire augmenter les capitaux ! On rigole !!! IL FAUT RENFORCER AU MAXIMUM LE PREMIER PILIER ! C'est-à-dire la liaison salaire-cotisation pension ! Et retravailler le deuxième pilier !
Sur le plan social, le Mouvement socialiste réclame que l’on « revivifie » le premier pilier des pensions, qui est commun à tous. « On a tout fait pour développer l’assurance-groupe et l’épargne individuelle, et pour pénaliser celui qui n’y avait pas accès. C’est un retour au 19e siècle, où l’on stigmatisait celui qui n’avait pas été assez prévoyant … »
LAICITE
Interdiction de tous les signes religieux, philosophiques dans l’enseignement et dans la fonction publique. Nous ne sommes pas contre les religions mais nous estimons qu’elle fait partie de la sphère privée.
Le MS+ défend une fédération Wallonie-Bruxelles, mais ne présente pas de liste à BXL !
« Nous avons été pris de court, nous n’en avons pas eu le temps », répond son président. Le MS+ se veut un parti d’ouverture (c’est le sens du +), et revendique des candidats CSC et communistes.
15:48
Écrit par Philippe Delforge
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02.06.2010
Philippe Geluck
Philippe Geluck: En Belgique, c'est devenu irrespirable

Actu-Société
Autrefois belgicain, le chatoyant dessinateur-humoriste ne veut plus de cette Belgique-là. Et ça ne l'amuse pas.
Si une majorité de Flamands veut foutre le camp, qu'elle foute le camp!
Lorsqu'on évoque les très prochaines élections, même les responsables politiques ont beaucoup de mal à dissimuler leurs pieds de plomb. Mais il y a plus profond: dans la population, ce pays a fini par susciter une profonde lassitude. Parce que les extrémistes du Nord ont fini par donner le cap des comportements politiques, le sentiment que la Belgique a déjà franchi un point de non-retour est plus que perceptible au Sud. Sentiment aggravé par la conviction qu'un palier supplémentaire sera franchi le 13 juin, par un vote massif en faveur des nationalistes flamands. Mais cette Belgique de l'exclusion, certains n'en veulent plus.
Parmi eux, Philippe Geluck. Le dessinateur du Chat était un unitariste jusqu'ici convaincu, imprégné qu'il était par la grâce biculturelle dont bénéficiait notre petit pays. Mais les comportements d'une certaine Flandre ont tout chamboulé: "J'ai passé ma jeunesse et le début de ma vie d'adulte à Bruxelles. Puis j'ai longtemps habité en Wallonie, où j'ai peut-être moins perçu ce qui se tramait réellement au nord du pays. Récemment, je suis revenu habiter à Bruxelles. Cette plus grande proximité avec la Flandre d'aujourd'hui m'a ouvert les yeux. Je ressens plus fortement le virage qu'ont pris trop de Flamands. Et ce que je vois est détestable. Inconciliable, en tout cas, avec ma conception du vivre ensemble, et même de la démocratie. Ma déception est immense." Et le coup de sang est à la hauteur du désenchantement.
Récemment, vous déclariez dans un quotidien que "ce qui faisait la spécificité et la richesse de la Belgique est devenu sa principale raison de se séparer".
Philippe Geluck - Oui. La vraie Belgique , celle de la diversité, du mixage linguistique et culturel, représente quelque chose pour moi. J'ai toujours dit et je continue de dire que j'aime la culture flamande et les Flamands. Mais quand la Flandre me crache constamment au visage, ça va comme ça. Disons que je suis patriote. Mais le patriotisme, c'est l'amour des autres. Le nationalisme, c'est la haine des autres. Je suis très triste de voir qu'au nord de mon pays, il y a de moins en moins de patriotes et de plus en plus de nationalistes.
Ils le sont tous?
On nous dit qu'une majorité de Flamands tient encore à ce que j'aime dans la Belgique. Mais alors, j'aimerais bien qu'ils me le montrent! Or, c'est tout le contraire qui se passe. Qu'ils me le montrent le 13 juin par les urnes. Qu'ils me le disent dans la presse. Qu'ils me le montrent en arrêtant toutes ces mesures "anti-francophones". Qu'ils me le montrent en arrêtant de participer par dizaines de milliers au Gordel, cette "promenade" cycliste autour de Bruxelles. Des pères et mères de famille avec leurs enfants font le tour de Bruxelles à vélo, pour bien dire aux Bruxellois francophones: vous êtes nos prisonniers, on vous encercle! Sous couvert d'une randonnée familiale, c'est une manifestation de mépris et de haine.
Vous rejoignez donc Olivier Maingain, qui a comparé certaines pratiques flamandes avec celles de l'Occupation allemande?
Je trouve qu'il y a des parallèles. Il faut voir ce qui se passe sur le terrain, en Flandre. Quand la commune d'Overijse organise un bureau de délation anti-francophone, ça doit quand même nous rappeler quelque chose. Ce qui m'inquiète le plus, c'est que tout est écrit. Que des intellectuels flamands ou des autorités se mobilisent pour organiser l'exclusion, puis en fassent des écrits. Cette manière d'étouffer Bruxelles en la sous-finançant pour en faire un objet de chantage, ils l'ont écrite! La "doctrine Maddens", du nom de ce professeur d'université de la KUL qui préconise d'assécher l'Etat fédéral de ses ressources pour que, finalement, les francophones soient demandeurs de plus d'autonomie, c'est un écrit. Des décrets comme le "Wooncode" sont des mesures d'exclusion de type raciste, et c'est écrit! Tous ces écrits font froid dans le dos. Comme Mein Kampf aurait dû alerter l'opinion internationale. Tout était écrit!
Et s'est réalisé...
Les Flamands pourraient encore empêcher la réalisation de ces doctrines d'exclusion et de haine par voie démocratique. Mais le pire, c'est que certains veulent vraiment les réaliser. C'est ça qui est devenu irrespirable. En Flandre, les nationalistes et les extrémistes tiennent le gouvernail. Et négocier avec ces gens-là, c'est entrer dans leur logique. Si vous faites une concession pour montrer votre bonne volonté, ils la saisissent puis exigent le truc suivant en inventant d'autres exclusions pour mettre la pression. On ne peut pas entrer dans cet engrenage. C'est pour cela qu'il faut changer la Constitution, et y inscrire la possibilité de faire des référendums.
Pour définitivement poser aux Flamands la question de la rupture avec la Belgique francophone?
Oui. Si c'est non à la rupture, il faudra qu'ils en déduisent une série de choses: le respect des solidarités, des minorités et des droits humains fondamentaux qu'ils ne respectent pas pour l'instant. Si c'est oui, il faudra que les démocrates flamands se demandent où commence et où s'arrête la solidarité au sein d'une Flandre devenue indépendante. Après s'être désolidarisés des francophones, que feront-ils si une partie de la Flandre est plus pauvre qu'une autre? Ils vont aussi l'exclure pour ne conserver qu'une Flandre triomphante? Ça peut aller loin, ce genre de logique. Ça peut aller jusqu'à une logique de sous-citoyens. C'est là que ça rejoint la logique du IIIe Reich.
Le 13 juin, la N-VA pourrait devenir le premier parti flamand. Quelle serait votre réaction?
Je commencerai à regarder les annonces immobilières à l'étranger. Sans déconner! Ces gens me glacent. Est-ce que je pourrai encore vivre dans un pays où des nationalistes et des néo-fachos du Vlaams Belang façonnent les mentalités? Est-ce que, comme les Juifs dans les années 1930, je ne dois pas me dire: il est temps de quitter l'Allemagne?
Vous seriez prêt à entamer un processus de séparation dès maintenant?
Moi, je suis un démocrate. Si une majorité de Flamands dit qu'elle veut foutre le camp, eh bien qu'elle foute le camp! Nous signerons l'acte de séparation. Mais pas à n'importe quel prix. Vous avez votre indépendance, mais à condition que nous gardions le nom de Belgique, qui sera composée de Bruxelles, de la Wallonie et aussi des communes à facilités. Ce qui assure donc un lien territorial entre la Wallonie et Bruxelles, via Rhode-Saint-Genèse et quelques kilomètres carrés de forêt de Soignes, au sud de Bruxelles, où les arbres ne parlent aucune langue. S'ils veulent qu'on respecte leur volonté d'indépendance, il faudra aussi qu'ils respectent le vou d'une majorité de francophones: vivre dans un autre espace que le leur. Mais avec une grosse nuance par rapport à la Flandre actuelle: les démocrates flamands seront les bienvenus dans cette nouvelle Belgique. Et ils seront respectés dans leur identité linguistique.
Vous avez le sentiment d'un énorme gâchis?
Tout ça m'attriste. Je parle les deux langues, je crois en la richesse de l'intégration des cultures. Mais aujourd'hui, trop de Flamands se fichent de cela. Vous pouvez être parfait bilingue, ouvert à leur culture, vous serez toujours le francophone à exclure. Une fois de plus, malheureusement, on peut refaire un parallèle avec ce qui s'est produit en Allemagne: vous aviez beau être Allemand, parler la langue parfaitement, aimer Beethoven et Goethe, si vous étiez Juif, vous deviez être exclu. C'est là qu'on est dans l'apartheid, le racisme, la haine de l'autre. Tout ça m'est odieux.
10:40
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SAMBREVILLE - Sambreville « Voter : pourquoi faire ? »
SAMBREVILLE - Sambreville « Voter : pourquoi faire ? »
C'est la question générique du débat organisé ce mercredi soir par le GABS (Groupe d'Animation de la Basse-Sambre) à Sambreville.
Un débat électoral qualifié de citoyen, parce qu'il y aura la parole pour interpeller les politiques. Sont annoncés : Georges Gilkinet (Écolo), Maxime Prévot (cdH), Gilles Mouyard (MR), Valérie Déom (PS), Thierry Warmoes (PTB +), Robin Gaspard (MS plus) et Gilles Smets (Front-des-Gauches). Ils parleront emploi et délocalisation, crise, développement durable, querelle communautaire...
Où : au collège Saint-André, rue des Auges, 22 à Auvelais, à 19h30
07:47
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31.05.2010
Présentation Robin Gaspard tête de liste à la chambre province de Namur
Présentation Robin Gaspard tête de liste à la chambre province de Namur

Formation : Etudes pédagogiques, option instituteur primaire. Etudes pédagogiques, option maître de morale laïque. Profession : Instituteur primaire.
Hobbies : L'internet, le sport, la communication, le patrimoine belge.
Une phrase qui lui colle à la peau : "Une politique jeune...pour avancer!".
13:17
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30.05.2010
SENAT
Le dimanche 13 juin, nous serons appelés à voter pour le renouvellement des chambres, ce n'était pas notre souhait.
Avec la direction du Mouvement Socialiste nous avons décidés de présenter des listes dans toutes la régions Francophone
et Bruxelloise.
Pour ma part je suis candidat au Sénat ou j'occupe
la3ième place effectives. Pour les gens , les camarades, amis de gauche qui auraient des douteS sur le prochain scrutin, qui seraient tentés de ne pas voter je leur demande de voter et de nous rejoindre, nous sommes un parti structuré et nous ne demandons qu'une choses , prouver que ce que les autres ne
peuvent faire nous, avec vous nous le réaliserons.
LE 13 JUIN NE REMETTEZ PAS UN BULLETIN BLANC, PRÉSENTEZ VOUS DANS LES BUREAUX DE VOTE ET VOTEZ POUR LE PARTI DE LA NOUVELLE GAUCHE VOTEZ MSplus.
09:41
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28.05.2010
ELECTIONS10: la Société des Journalistes de la RTBF dénonce les interventions
ELECTIONS10: la Société des Journalistes de la RTBF dénonce les interventions
07:17
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27.05.2010
JEAN-PIERRE MOLLE

1 suppléant MS plus au Sénat
liste 20
Juriste, conseiller en prévention (sécurité du travail), ergonome des
bureaux et diplômé en gestion immobilière. Citoyen engagé, membre de nombreuses associations culturelles et folklorique, il est engagé dans toutes les luttes pour les droits de l'homme et contre les exclusions.
Ancien échevin et président du CPAS de Florennes.
Jean-Pierre Molle
rue de Mettet 43
5620 Florennes
21:29
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26.05.2010
Liste MSplus du Sénat
Liste MSplus du Sénat
Effectifs
Francis Biesmans
Véronique Samygin
Philippe Delforge
Valérie Clippe
Jean de Pierre Badiata
Catherine Darville
Gregory Clignet
Annick Santkin
Manuel Syx
Nadine Guissart
Michel Fouat
Linda Lebon
Luc Cornet
Claude Remacle
Véronique Dubrulle
Suppléants
Jean-Pierre Molle
Claire Henrioulle
Francis Albert
Rosa Vanden Eycken
Vincent Vanderbeque
Aurore Noë
Jessica Dutrieux
Claude Remacle
Mirijana Pletikosa
07:10
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25.05.2010
Liste MS Plus à la Chambre Province de Namur
Liste MS Plus à la Chambre Province de Namur
Effectifs
1 Gaspard Robin
2 Affo Ayodélé Nicole
3 Pélériau Julien
4 Mbezele Carole
5 Heyndrickx Raymond
6 Darville Sophie
Suppléants
1 Seghers Natacha
2 Lamiroy Wolfgang
3 Ndonno Florinne
4 Denis Jean-Pierre
5 Pitters Marie-Thérèse
6 Puits Daniel
11:44
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24.05.2010
Les problèmes communautaires, est-ce vraiment important ?
Les problèmes communautaires, est-ce vraiment important ?
La question nationale (les « problèmes communautaires », comme disent les beaux esprits ) vient de loin. En réalité, elle est concomitante de la naissance de l’État belge. Aussi pour bien la comprendre faut-il se replonger dans le passé.
Les origines
Lorsque la Belgique devient indépendante en 1830, l’heure est à l’unionisme, c’est-à-dire à l’alliance des deux seuls partis de l’époque : les libéraux et les catholiques. Elle est alors selon l’expression d’un penseur socialiste un « État constitutionnel modèle ». Mais derrière cette façade, il y a le projet libéral d’une bourgeoisie industrielle, homogène en Flandre et en Wallonie, qui vise à constituer un ensemble belge, unifié économiquement et linguistiquement, donc francophone.
Cependant, dès après l’indépendance, un mouvement flamand se développe. D’abord limité à la sphère culturelle, il en vient progressivement dans les années 1860, à avancer des revendications en matière d’emploi des langues dans tous les secteurs de la vie publique.
Après 1893, qui marque l’instauration du suffrage universel plural et l’entrée de socialistes au Parlement, le mouvement flamand acquiert un caractère véritablement populaire.
Dès le début du XXème siècle, les influences sont quasiment fixées au sein du mouvement flamand : l’apport libéral est faible ; les socialistes en sont coupés ; les catholiques (singulièrement leur aile démocrate-chrétienne) en constituent la force dominante. Parallèlement, il est vrai qu’un mouvement wallon a vu le jour, mais il se préoccupe essentiellement de la défense de la civilisation française et développe une nostalgie de la Belgique unitaire de 1830.
1914 et ses suites
La première guerre mondiale va produire un clivage au sein du mouvement flamand entre minimalistes (partisans de réformes partielles de l’État belge, qui engrangeront beaucoup de succès dans les années trente) et les maximalistes favorables à la fédéralisation de cet État. Ces derniers s’orienteront d’ailleurs vers l’extrême-droite avec la constitution du Vlaamsch Nationaal Verbond (VNV), qui connaîtra d’importants succès électoraux dès 1936.
Durant la seconde guerre mondiale, cette fraction du mouvement flamand collaborera ouvertement avec l’occupant nazi, ce qui contribuera à la discréditer et le mouvement avec elle.
Il faudra attendre la fin des années cinquante pour que le mouvement flamand relève la tête.
La revendication fédéraliste
L’opposition au retour du roi va cristalliser pour la première fois un mouvement wallon parmi les les travailleurs et les couches populaires de Wallonie. André Renard l’incarne plus que quiconque, lui qui déclare au Congrès wallon de 1950 : « C’est l’armée du travail qui vous rejoint. »
Ce mouvement s’amplifie, de manière irréversible, lors de la grève générale de l’Hiver 60. Dès janvier 1961, le mot d’ordre de fédéralisme est porté avec une grande force par l’aile renardiste de la FGTB. André Renard, toujours lui, créera en novembre 1961 le Mouvement Populaire Wallon, conçu comme un groupe de pression en faveur du « fédéralisme et des réformes de structure ». La visée est ici très différente de celle qui domine en Flandre, car le fédéralisme est conçu comme un moyen politique de transformer la société et l’économie (« les réformes de structure ») Autre différence notable : le fédéralisme est axé sur les Régions en Wallonie et sur les Communautés en Flandre.
C’est en tout cas à cette époque que la revendication fédéraliste a pris en Wallonie, un caractère essentiellement populaire.
Les réformes de l’État successives
Le 18 février 1970, Gaston Eyskens, alors premier ministre, annonce que « l’État unitaire, tel que les lois le régissent encore dans ses structures et dans son fonctionnement, est dépassé par les faits ». Dix mois plus tard, la première réforme de l’État voit le jour. Il y en aura encore quatre autres par la suite : en 1980, en 1988-1990, en 1993 et enfin, en 2001.
Au terme (provisoire) de ce processus, la Belgique se présente comme un État fédéral composé de trois régions (Wallonie, Bruxelles, Flandre) et de trois communautés (flamande, francophone, germanophone) ; toutefois communauté et région sont fusionnées en Flandre. En gros, les Régions sont compétentes en matière de politique économique régionale, d’aménagement du territoire, de logement, etc., tandis que les communautés le sont en matière de culture, d’enseignement, etc. Cette structure hybride est le produit de compromis incessants et traduit la difficulté de concilier la Belgique à deux voulue par la Flandre et la Belgique assise sur trois régions réclamée par la gauche wallonne.
Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui, une nouvelle réforme de l’État est à l’ordre du jour. Elle devra nécessairement aller plus loin que l’actuel fédéralisme. Dans cette perspective, le MS avance la proposition d’un modèle confédéral d’organisation de l’État belge.
Pour aller à l’essentiel, il suffit de dire qu’un tel modèle 1. est un confédéralisme centrifuge dans la mesure où il représente une nouvelle étape dans la transformation de l’État unitaire, d’abord en un État décentralisé (1971-1980), puis ensuite en un État fédéral (1993-2001) et enfin (mais ce n’est probablement pas le terme final) en un État confédéral. 2. donne une priorité absolue aux trois régions en se situant par là dans la lignée du ou plutôt des mouvements wallons historiques. 3. repose sur un projet politique global (« progressiste », faut-il le dire ?) dont il constitue un des éléments essentiels de réussite et de traduction dans la réalité.
Le contenu précis de ce confédéralisme est détaillé dans le texte « Vers une confédération », qui n’est pas à prendre ou à laisser, mais au contraire à discuter.
Au total, s’il fallait résumer la démarche du MS par une formule lapidaire, ce serait : « Confédéralisme et réformes de structure » ou comment sortir de la crise ici et maintenant !
12:19
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23.05.2010
Rassembler les gauches
Rassembler les gauches
Unir ce qui est épars, développer une alternative à des partis certes démocratiques,
mais qui tous font la « course au centre », rendre espoir à qui sait et sent qu’un autre monde
est possible, regrouper celles et ceux qui ne satisfont pas du désordre établi, tels étaient déjà
les objectifs du Mouvement Socialiste lorsqu’il s’est créé le 17 novembre 2002.
Pourquoi le Mouvement Socialiste ?
Le Mouvement Socialiste a trouvé ses origines dans l’appel « Pour que l'espoir
revive », lancé dans la foulée des élections communales de 2000 par les animateurs de listes
d’orientation socialiste qui se sont présentées lors de ces élections. Parmi elles, l’Alternative
Socialiste Citoyenne de Flémalle et UNION, conduite par André Navez, qui avait conquis la
majorité absolue en sièges à Binche.
L’Appel se terminait par ces mots : « Nous disons que la pensée unique et le
néolibéralisme empoisonnent la société tout entière et détruisent l’identité humaine. Qu’ils
conduisent l’humanité tout droit vers l’abîme, en voulant plier aux règles du marché les
entreprises et services publics, l’enseignement, voire la Terre elle-même. C’est pourquoi, à
vous qui ressentez le besoin de renouveler la politique et la gauche, nous vous proposons de
construire ensemble un mouvement socialiste. Les chantiers sont ouverts à qui veut voir à
nouveau briller le soleil. Rien n’est écrit, hormis cet appel, et tout est possible — ensemble ! »
Lorsque le MS est né en 2002, la coalition arc-en-ciel (rouge-bleue-verte) brillait
encore de tout son éclat. Peu d’espace politique était laissé à la nouvelle formation. Rappelez-vous
: le président du PS avait tenté de redorer l’image de son parti en le rénovant (du moins
l’affirmait-il), tandis qu’il lui faisait prendre un tournant à gauche (au moins en apparence)
dans son discours du premier mai 2002. Parallèlement, un Louis Michel n’avait à la bouche
qu’un libéralisme social, sincère très certainement, mais fort imprécis, et qui se heurtait à la
dure réalité du néo-libéralisme « réellement existant ».
Il a inévitablement fallu du temps pour que les illusions se dissipent. Aussi est-ce
seulement à partir de 2005 que le climat politique a commencé à changer : les scandales de la
Carolo et du logement social, suivi de bien d’autres comme l’ICDI, ont montré que la
rénovation du PS était de façade ; que derrière ce ravalement de surface demeurait un appareil
organisé autour de son seul président. Quant au prétendu tournant à gauche du PS, il a fait
long feu, comme en témoigne éloquemment l’opposition syndicale au « pacte des
générations » voulu par les coalisés violets. Le « libéralisme social », lui, s’était évanoui avec
le départ de son défenseur dans les hautes sphères de la Commission européenne. Les Ecolos
pour leur part ne se sont jamais vraiment rétablis de leur calamiteuse participation au
gouvernement arc-en-ciel.
Parallèlement et dès la fin des années nonante, une nouvelle gauche se constituait sur
le terrain de la taxation des opérations de change internationale – la taxe Tobin pour être bref.
Se développait alors l’association ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions
financières pour l’Aide aux Citoyennes et citoyens), qui se voulait d’abord un gros « grain de
sable » dans les rouages de la mondialisation financière, puis qui a élargi le champ de son
action dans de multiples directions : l’Organisation mondiale du commerce et les institutions
1ഊfinancières internationales, la dette, les paradis fiscaux, les services publics, l’eau, les zones
de libre-échange (Méditerranée, Amérique, Europe...), etc.
Tous ces facteurs ont contribué à ce que l’air du temps change. Aussi n’est-il pas
étonnant qu’à l’occasion des élections communales du 8 octobre 2006, le MS ait vu le vent
souffler dans ses voiles : seul ou en alliance, il a été présent dans plus de quinze communes de
Wallonie et de Bruxelles ; il a conquis au total plus de 20 sièges, dont huit rien qu’à Binche.
De la mondialisation et de ses effets
Le capitalisme d’aujourd’hui – qu’il ne faut pas confondre avec le marché – est un
capitalisme financiarisé, patrimonial, où les actionnaires et la bourse jouent un rôle
prépondérant par le contrôle de la propriété des entreprises. Dans ces conditions, le bénéfice
sur fonds propres (return on equity, ROE en anglais) devient le critère de performance que les
dirigeants des entreprises sont forcés de privilégier coûte que coûte. De plus, le jugement des
actionnaires sur la « valeur » des entreprises est déterminé par les normes boursières (on
connaît à cet égard les fameux « quinze pour cent » de rentabilité des fonds propres, norme
qui de surcroît est encore jugée trop faible par de nombreux analystes financiers).
Parallèlement, les marchés financiers et des changes ont connu une intégration et une
globalisation accélérées. La signification profonde d’un tel processus est claire : elle traduit
tendanciellement le passage d’une finance dirigée par les banques à une finance orientée par
les marchés et tout spécialement par les investisseurs institutionnels (fonds communs de
placement, fonds de pension, fonds spéculatifs, etc.).
Ce double mouvement d’intégration des marchés et de financiarisation du capitalisme
ne s’est pas opéré par génération spontanée. Il est au contraire le produit des politiques néo-libérales
menées dès la fin des années septante aux États-unis et en Grande-Bretagne. Deux
noms symbolisent ces politiques : Reagan et Thatcher.
Toujours est-il que la mondialisation est désormais notre horizon. Elle n’est pas
coupable en soi, pour reprendre l’expression d’un économiste. Il reste pourtant que la liberté
totale de circulation des capitaux, l’extension des paradis fiscaux et l’explosion du volume des
transactions spéculatives acculent les États à une course éperdue aux faveurs des gros
investisseurs. Au nom de la modernité, 1880 milliards de dollars vont et viennent chaque jour
sur les marchés des changes à la recherche d’un profit instantané, sans rapport avec l’état de la
production et du commerce des biens et services. Une telle évolution a pour conséquences
l’accroissement permanent des revenus du capital au détriment de ceux du travail, la
généralisation de la précarité et l’extension de la pauvreté.
Désormais, sous couvert de sécurité, les salariés sont invités à troquer leurs systèmes
de retraite contre un mécanisme de fonds de pension qui aboutit à soumettre un peu plus leurs
propres entreprises aux seuls impératifs de la profitabilité immédiate, à y aggraver les
conditions de travail, à étendre la zone d’influence de la sphère financière et à persuader les
citoyens de l’obsolescence de constructions solidaires entre nations, peuples et générations.
Au prétexte du développement économique et de l’emploi, les pays membres de l’OCDE
n’ont pas renoncé à signer un Accord multilatéral sur les investissements (AMI) qui donnerait
tous les droits aux investisseurs et imposerait tous les devoirs aux Etats. Dans le même temps,
la Commission européenne et certains gouvernements entendent poursuivre leur croisade
libre-échangiste par la mise en place d’un Nouveau marché transatlantique (NTM) visant
2ഊouvertement à asseoir l’hégémonie des États-Unis dans l’audiovisuel et à démanteler la
politique agricole commune.
La mondialisation ne s’est cependant pas limitée au seul plan économique. Elle a
gagné également la sphère des « idées ». Au fil de son expansion, le capitalisme a pu
s’appuyer sur un type d’homme (au sens générique, c’est-à-dire homme ou femme !) qui lui
préexistait et qui lui a été en quelque sorte légué par l’histoire. Le juge intègre, le
fonctionnaire qui a le sens du service public, l’instituteur qui éduque et forme réellement ses
élèves, l’ouvrier qui a le sens du bel ouvrage et même le petit industriel des débuts de la
révolution industrielle qui avait ses appartements à côté de « sa » fabrique, tels sont quelques
exemples des types humains dont le capitalisme a hérité et sur lesquels il a fait fond pour
assurer son propre développement. Mais dans le même temps, il épuise ces types humains
inexorablement – au sens où on épuise une mine – et tente de leur substituer son propre
modèle : dans le meilleur des cas, l’entrepreneur qui est conduit par la seule recherche du
gain, qui innove, qui expérimente de nouvelles combinaisons des facteurs économiques ; dans
le pire, le trader de la finance moderne. En réalité, l’« esprit » véritable du capitalisme, ce qui
le caractérise, c’est la recherche effrénée du profit et de l’argent, la conviction que tout (y
compris les hommes et les femmes) s’achète et se vend. Peu importe les moyens (le trucage
des bilans, la corruption, le délit d’initié…), seul compte le résultat financier. De la sorte, il
réduit l’être humain à son unique dimension marchande et économique, il en fait un homo
economicus. Il a ainsi réussi à instituer comme signification unique de la vie la
consommation.
Bien sûr, l’idéologie a horreur du vide et le mot d’ordre « consommez ! » cache mal le
vide moral et l’absence de toute réponse aux questions sur le sens de l’existence qui
l’accompagne. Aussi n’est-il pas étonnant qu’avec la faillite de l’idéologie communiste et
l’éclipse relative du projet d’autonomie, ce vide ait été comblé par les différentes religions,
principalement celles dites du Livre (christianisme, judaïsme et islam). Malraux avait dit :
« Le XXIème sera religieux ou ne sera pas ». Eh bien ! aujourd’hui, nous y sommes. Certes,
l’Europe occidentale, celle des Lumières, a connu une évolution très longue qui a abouti, sous
une forme ou sous une autre, à la séparation des églises et de l’État, avec son corollaire que la
religion est désormais affaire privée. Nos sociétés se sont donc sécularisées ; elles sont
devenues laïques au terme d’un processus dont on ne dira jamais assez l’âpreté. De nos jours,
cette laïcité est remise en cause par le renouveau des prétentions politiques des églises : en
particulier, des tentatives d’introduction de la référence à Dieu dans la constitution
européenne aux déclarations d’un Benoît XVI, tout montre que l’église catholique n’a pas
renoncé à marquer de son empreinte les sphères politique et publique. Mais si cela est vrai des
églises chrétiennes, que dire de l’Islam ! Là on a affaire à une religion, qui n’a jamais été
séparée de l’État, qui est l’État même. Qui estime de surcroît que la source de la loi humaine
est dans le Coran et qui est travaillée profondément par le fondamentalisme musulman,
ouvertement terroriste dans le sens le plus exact du terme.
Sur le plan politique, consécutivement à la chute des régimes de l’Est, la démocratie,
dit-on, n’aurait apparemment plus de concurrents puisqu’elle l’a emporté sur les différents
totalitarismes. Elle se serait en conséquence elle aussi « mondialisée ». Fukuyama, déjà bien
oublié aujourd’hui, avait parlé de « fin de l’histoire » pour caractériser la victoire sans partage
des démocraties occidentales. Cependant, à bien y regarder, les trois quarts de l’humanité
vivent encore sous les tyrannies les plus diverses et les plus barbares. Quant au reste, à nos
sociétés qui se veulent démocratiques, elles sont en fait des oligarchies libérales : des
oligarchies, parce que seule une minorité (et non le peuple) détient objectivement le pouvoir ;
3ഊlibérales, parce que les citoyens disposent néanmoins de libertés importantes. Ces libertés ne
sont pas simplement « formelles », elles sont surtout partielles, inachevées : elles résultent en
effet, très largement, des luttes impulsées par le mouvement ouvrier (songeons à la conquête
du suffrage universel en Belgique) et peuvent donc être remises en cause, comme elles le sont
en partie aujourd’hui, lors de toute modification des rapports de force entre les classes et
groupes sociaux. En d’autres termes, même sur le terrain politique, nos sociétés dites
démocratiques ne le sont que très imparfaitement. Une telle involution a été rendue possible
parce qu’une partie croissante de la population s’est retirée de la vie politique et de l’action
collective, une tendance de fond qui est d’ailleurs étroitement liée au fonctionnement
bureaucratisé de tous les partis.
Un programme d’action
Les partis démocratiques, quels qu’ils soient, tombent d’accord pour affirmer en
choeur que la politique consiste simplement à gérer le système existant. A contre courant, le
Mouvement se veut une force de transformation sociale et politique. Son objectif ultime reste
celui du projet d’émancipation humaine qui travaille l’Europe depuis le XIè siècle, lorsque les
bourgeois de l’époque fondèrent les premières villes libres, projet qui a ensuite été porté par le
mouvement ouvrier naissant : en bref, une société autonome – socialiste, si l’on veut et si le
terme n’avait été aussi galvaudé –, c’est-à-dire une formation sociale « où la collectivité sait
que ses institutions sont sa propre création et qui est devenue capable de les regarder comme
telles, de les reprendre et de les transformer ». Une telle société n’a rien à voir avec la vision
traditionnelle d’une économie « planifiée », encore moins avec la propriété étatique des
moyens de production : nous savons tous que l’on ne peut se passer du marché, qui n’est
d’ailleurs rien de plus que le lieu d’équilibrage d’une offre et d’une demande. Elle implique
certes une économie socialement maîtrisée, régulée, autogérée, fondée sur un nouveau modèle
de développement, respectueux de l’environnement – une éco-croissance pourrait-on dire.
Mais au-delà de l’économique et bien plus fondamentalement, c’est d’un nouveau type
d’hommes (de femmes) qu’il s’agit, altruiste, généreux, fraternel, solidaire – d’êtres libres
pour qui leur propre liberté va de pair avec l’égale possibilité de tous de participer
effectivement au pouvoir. De ce point de vue, le socialisme n’est rien d’autre, selon
l’expression de De Man, que « l’exécuteur testamentaire de tout le passé humaniste de notre
civilisation ».
Toutefois, on ne peut se contenter de développer et défendre un but final. Encore faut-il
aller au-delà ou plutôt en deçà, et proposer un programme intermédiaire, combinaison de
réformes des structures économiques et politiques, bien dans la lignée de la tradition syndicale
renardiste, et d’une politique économique de plein emploi destinée à résorber le chômage,
devenu structurel en Belgique et dans le reste de l’Union Européenne.
En voici l’essentiel :
1. dans l’ordre politique, l’objectif immédiat est de rénover en profondeur la démocratie
représentative tout en la combinant avec des formes de démocratie participative de
plus en plus étendues. C’est ce binôme représentation renouvelée/participation, que
l’on appellera démocratie citoyenne. Une telle dynamique démocratique peut se
résumer par la formule : de la commune à l’ensemble de la Wallonie et de Bruxelles,
ce qui signifie que le processus s’enracine à l’échelon local avant de gagner la société
dans sa globalité. Quant aux moyens à utiliser pour enclencher la dynamique
4ഊparticipative, ils sont au nombre de trois : 1) le référendum d’initiative populaire ; 2)
les conférences de citoyens ; 3) le budget participatif.
2. La logique d’un programme intermédiaire en matière économique se résume comme
suit : inscrire dans la réalité un ensemble de réformes de structure permettant de
réguler le capital financier (donc le capitalisme d’aujourd’hui) et d’appliquer une
politique économique de plein emploi tout en enclenchant une dynamique cumulative
de transformation sociale. Ces réformes de structure sont au nombre de trois :
• La régulation du capital financier ; le moyen pour y parvenir tient en une phrase :
empêcher les banques de créer de la monnaie de crédit et assurer le retour du
produit de la création monétaire à l’État. Sans entrer dans trop de détails
techniques, disons qu’il s’agit de séparer les banques de dépôts et les banques de
crédit. Le rôle des premières se limiterait à la gestion des fonds ou dépôts qui leur
sont confiés (bien entendu, elles factureraient les services rendus à leurs clients
comme c’est déjà le cas partiellement aujourd’hui). Les secondes — les banques
de crédit — emprunteraient pour un terme déterminé les capitaux qu’elles
replaceraient à un terme plus long : elles ne seraient donc pas autorisées à recevoir
des dépôts. De la sorte, contrairement à la situation actuelle où les comptes
courants des déposants permettent aux banques d’octroyer des crédits additionnels
et, dans la mesure où ces crédits sont au moins partiellement redéposés, de créer de
la monnaie, aucun de ces deux types de banques ne pourrait plus augmenter le
stock de monnaie. Il s’ensuit que le produit de la création monétaire reviendrait
alors entièrement à l’État, qui pourrait accroître la masse monétaire chaque
trimestre d’un pourcentage égal à la croissance du produit national brut réel
constatée lors du trimestre précédent, à quoi il ajouterait un demi pour cent
d’inflation.
•
Une refonte complète de la fiscalité et de la parafiscalité ; elle s’articulerait selon
cinq axes principaux:
(i) le retour du produit de la création monétaire à l’État, déjà évoqué plus haut;
(ii) une réduction nette, mais modulée en faveur des bas et moyens revenus, de
la grille des taux de taxation et de l’assiette de l’impôt des personnes
physiques, réduction accompagnée de la suppression de toutes les déductions et
exemptions fiscales;
(iii) le remplacement de l’impôt des sociétés actuel par une taxe uniforme sur
le capital physique installé (immeubles, moyens de production, etc.), le tout
accompagné de la suppression des aides à l’investissement et au capital sous
leurs différentes formes;
(iv) une modification de l’assiette des cotisations à la sécurité sociale, assiette
fondée désormais sur l’ensemble de la valeur ajoutée et non plus sur les seuls
salaires;
(v) une révision de la grille des taux de T.V.A. destinée à favoriser la
consommation populaire ou de biens culturels et à décourager celle des
produits de luxe ou de biens polluants et «énergétivores» ; cette révision dans
la mesure où elle ne serait pas neutre budgétairement, s’accompagnera d’un
transfert de recettes de la fiscalité indirecte vers la fiscalité directe sans pour
autant remettre en cause les réductions visées au point (ii).
• Enfin et en dernier lieu, l’indexation généralisée de tous les revenus du travail et
de l’épargne placée en obligations, bons de caisse, etc., ainsi que des contrats à
long terme ; de la sorte, les prêts, consentis pour une durée supérieure à un an,
seraient indexés, capital et intérêts. (De cette façon, le rendement réel de ces prêts
sera constant, tandis que leur rendement nominal fluctuera, lui, en fonction de
5ഊl’inflation.) Cette mesure s’appliquerait également aux titres de la dette publique
et, pour l’occasion, une vaste opération d’échange, sur base volontaire, des titres
existants contre de nouveaux, à capital et intérêt indexés, serait entreprise.
3. La politique économique à mettre en oeuvre doit viser tout à la fois la résorption du
chômage et le plein emploi. Ces deux objectifs sont inséparables d’une stratégie de
relance globale, de croissance soutenable (d’éco-croissance). Relancer la demande
globale et aboutir à une croissance soutenable nécessitent d’agir tant sur la
consommation que sur l’investissement :
• la voie la plus appropriée pour soutenir la consommation est 1) d’abaisser les
cotisations sociales payées par les salariés, 2) de réduire l’impôt sur les personnes
physiques (de manière modulée comme il a été dit plus haut) ; 3) d’accroître la
consommation publique, notamment en matière de sécurité sociale et
d’enseignement. En d’autres termes, il s’agit d’utiliser dans un sens expansionniste
toute la gamme des instruments de la politique budgétaire rendue plus efficace
(contrairement aux apparences) par l’existence de l’euro.
• les mesures qui viennent d’être détaillées et qui aboutissent à fouetter la
consommation et donc la demande, stimuleraient également l’investissement par
suite de l’effet, bien connu, d’accélération. De plus, la mise en oeuvre d’une
politique expansionniste et l’annonce de tout faire pour éviter des récessions
futures constitueraient un signal clair envoyé aux entrepreneurs : «vous pouvez
anticiper que la politique de croissance soutenable et de plein emploi sera
poursuivie dans le long terme ; vous n’avez donc pas à craindre de diminution des
revenus ou de chute de la consommation et vous pouvez en conséquence investir
en toute sécurité». Il faut y ajouter un effet d’entraînement supplémentaire : l’État,
en développant durablement l’investissement public (notamment dans le secteur
de l’enseignement), contribue lui-même à porter la demande globale à un niveau
compatible avec la réalisation du plein emploi.
La nécessaire dimension régionale, européenne et mondiale
1. Qu’on s’en félicite ou qu’on le regrette, la question du devenir de la Belgique est
posée. Malgré cinq réformes institutionnelles successives de l’État belge (1970, 1980,
1988-89, 1993, 2001) et l’extension croissante des compétences et moyens financiers
des entités fédérées, son futur est incertain. Force est de reconnaître l’existence d’une
volonté d’autonomie accrue même dans le chef des partis (démocratiques) flamands.
Face à ce front politique, qui vise notamment la communautarisation d’une partie
significative de la sécurité sociale (les soins de santé et les allocations familiales),
notre Mouvement défend l’idée essentielle d’une solidarité sans failles entre Wallons
et Bruxellois et en conséquence, l’organisation de la Belgique sur base de trois
régions : la Flandre et la Wallonie-Bruxelles. Dans tous les cas, les partis flamands
doivent savoir que tout nouveau pas en avant dans la réforme de l’État se soldera par
la remise en cause de la structure fédérale actuelle de la Belgique avec ses
communautés et ses régions ! Il s’agit pour la Wallonie et Bruxelles rien moins que
d’obtenir enfin l’autonomie en matière de compétences et de moyens financiers qui
leur permette dans le cadre de l’Union européenne d’opérer les choix communs
indispensables à leur redressement et à leur développement. Le Mouvement Socialiste
ne craint pas une nouvelle réforme de l’Etat. Il s’est déjà prononcé en son temps pour
une structure confédérale de l’Etat belge, axée sur trois Régions, une idée qui
commence à faire son chemin et qui le fera encore davantage à l’avenir.
6ഊ2. Manifestement, avec les difficultés liées à son élargissement et les « non » français et
hollandais au Traité constitutionnel (quelle contradiction dans les termes !), l’Union
européenne a du plomb dans l’aile. En réalité, c’est toute une méthode de construction
de l’Europe, sans appui direct ni consultation des populations concernées, «par le
haut», qui a épuisé ses possibilités et qui se trouve mise en cause sur une large échelle
par les mobilisations citoyennes. C’est pourquoi le Mouvement… se prononce en
faveur d’un nouveau Traité (l’ancien étant mort), élaboré démocratiquement,
impliquant donc les citoyens, les peuples et les parlements des pays composant
l’Union européenne, et ratifié de façon tout aussi démocratique, c’est-à-dire par
référendum dans l’ensemble des pays concernés.
3. Le Mouvement constate l’existence d’inégalités béantes entre le Nord et le Sud de la
planète. Il constate aussi que les institutions financières internationales et les grands
médias (dont les bénéficiaires de la mondialisation sont souvent propriétaires) ont fait
le silence sur la proposition de feu l’économiste américain James Tobin, prix Nobel
d’économie, de taxer les transactions sur les marchés des changes. Même fixée à un
taux particulièrement bas de 0,05%, la taxe Tobin rapporterait près de 100 milliards de
dollars par an. Collectée, pour l’essentiel, par les pays industrialisés, où sont localisées
les grandes places financières, cette somme pourrait être reversée aux organisations
internationales et utilisée pour des actions de lutte contre les inégalités, pour la
promotion de l’éducation et de la santé publique dans les pays pauvres, pour la
sécurité alimentaire et le développement durable. Un tel dispositif mettrait du sable
dans les rouages de la spéculation ; il alimenterait des logiques de résistance,
redonnerait des marges de manoeuvre aux citoyens et aux États et, surtout, signifierait
que le politique reprend le dessus.
4. Le Mouvement constate enfin que le capitalisme mondialisé épuise inexorablement les
gisements naturels de la biosphère accumulés pendant plus de trois milliards d’années
et détruit chaque jour un peu plus notre écosystème. En particulier, la concentration
atmosphérique de gaz carbonique (principalement) engendre l’effet de serre, c’est-à-dire
la captation du rayonnement solaire dans l’atmosphère qui entoure la Terre. Il
s’ensuit – dans quelle mesure ? on ne sait aujourd’hui le dire avec certitude, mais la
corrélation existe – le phénomène de réchauffement climatique de la planète. A terme,
ces modifications du climat peuvent avoir des répercussions considérables sur notre
quotidien et causer des dommages irréparables à notre environnement. Une stratégie
de lutte contre l’effet de serre n’est évidemment pensable qu’à l’échelle mondiale.
C’est d’ailleurs ce niveau que visait le Protocole de Kyoto signé en 1997, mais entré
en vigueur le 16 février 2006. Comme on le sait, l’administration Bush s’est toujours
refusée à le ratifier, compromettant par là la réalisation des objectifs quantitatifs du
Protocole. Au total, le Mouvement se prononce en faveur de la réduction des
émissions telle que prévue par Kyoto. Il insiste aussi sur l’effort de recherche
nécessaire pour développer des énergies propres, sans carbone.
Et les femmes ? Et les hommes ?
Une société nouvelle ne peut naître sans qu’apparaissent de nouvelles valeurs, de
nouvelles normes, de nouveaux rapports entre les êtres humains. Mais le M.S est convaincu
qu’il ne faut pas remettre à plus tard le nécessaire changement individuel. C’est dès
maintenant que ces nouvelles valeurs doivent voir le jour et prévaloir en son sein, dans ses
structures et ses pratiques. Aussi, par exemple, luttera-t-il contre le cumul des mandats et
veillera-t-il à ce que ses représentants et mandataires s’acquittent de leurs tâches en toute
probité, en toute transparence. Il recommandera la publication régulière des bilans
7ഊadministratifs, financiers et moraux de toutes les institutions à la gestion desquelles il sera
associé et exigera de ses mandataires probité et intégrité.
Plus fondamentalement, dans la conjoncture actuelle, trois valeurs doivent
particulièrement irriguer la pratique du Mouvement, donner sens à ses structures et actions :
• La liberté dans toutes ses dimensions, y compris et surtout sa dimension réflexive,
parce qu’une organisation n’est pas une machine à broyer les individus, à uniformiser
leur pensée, à « endoctriner », mais au contraire un appel permanent à la recherche du
vrai pour soi-même et pour tous, à une lucidité de tous les instants et a un esprit
critique sans failles ;
• La laïcité, parce qu’elle est au fondement même de la démocratie (la loi est d’origine
humaine et non divine), qu’elle est un des garants de l’autonomie individuelle (le
corps politique n’a pas à intervenir dans les croyances privées) et qu’elle est
aujourd’hui mise en cause par la résurgence des prétentions politiques des Églises et
religions ;
• La solidarité, parce que le Mouvement est constitué d’hommes et de femmes qui ont
fait consciemment le choix d’un engagement partagé et sont liés par cet engagement
même ; elle est ainsi invitation à une activité commune, à une reconnaissance d’autrui
qui reste capable de vigilance.
Une nouvelle étape
Les défis à relever sont, on le voit, immenses. Le Mouvement Socialiste n’a encore ni
la force militante ni l’influence politique suffisantes pour y répondre à lui seul. Heureusement,
en dehors du MS, des listes nouvelles ont éclos un peu partout en Wallonie et à Bruxelles lors
des élections communales du 8 octobre 2006. La plupart était issue du PS ou à tout le moins
se voulait force de changement et de rénovation du champ politique et citoyen. Au PS même,
nombre de cadres, meurtris par le cours et les pratiques imposés par son actuel président,
n’attendent qu’un signe pour renouer avec le combat politique socialiste.
Est donc à l’ordre du jour le regroupement des énergies éparses en une formation
politique, offensive, résolument tournée vers l’avenir, dont le Mouvement Socialiste se doit
d’être l’épicentre. D’où la proposition, faite aujourd’hui, de rassembler toutes les gauches –
socialiste, laïque, écologiste, chrétienne ou humaniste, altermondialiste ou radicale – dans une
structure organisationnelle capable de peser de manière décisive sur le devenir de nos
communes, de nos régions et au-delà de l’Europe tout entière.
8ഊ9
Unir ce qui est épars, développer une alternative à des partis certes démocratiques,mais qui tous font la « course au centre », rendre espoir à qui sait et sent qu’un autre monde est possible, regrouper celles et ceux qui ne satisfont pas du désordre établi, tels étaient déjà les objectifs du Mouvement Socialiste lorsqu’il s’est créé le 17 novembre 2002.
Pourquoi le Mouvement Socialiste ?
Le Mouvement Socialiste a trouvé ses origines dans l’appel « Pour que l'espoirrevive », lancé dans la foulée des élections communales de 2000 par les animateurs de listes
d’orientation socialiste qui se sont présentées lors de ces élections. Parmi elles, l’Alternative
Socialiste Citoyenne de Flémalle et UNION, conduite par André Navez, qui avait conquis lamajorité absolue en sièges à Binche.
L’Appel se terminait par ces mots : « Nous disons que la pensée unique et lenéolibéralisme empoisonnent la société tout entière et détruisent l’identité humaine. Qu’ils conduisent l’humanité tout droit vers l’abîme, en voulant plier aux règles du marché lesentreprises et services publics, l’enseignement, voire la Terre elle-même. C’est pourquoi, à vous qui ressentez le besoin de renouveler la politique et la gauche, nous vous proposons de construire ensemble un mouvement socialiste. Les chantiers sont ouverts à qui veut voir ànouveau briller le soleil. Rien n’est écrit, hormis cet appel, et tout est possible — ensemble ! »
Lorsque le MS est né en 2002, la coalition arc-en-ciel (rouge-bleue-verte) brillait encore de tout son éclat. Peu d’espace politique était laissé à la nouvelle formation. Rappelez-vous: le président du PS avait tenté de redorer l’image de son parti en le rénovant (du moinsl’affirmait-il), tandis qu’il lui faisait prendre un tournant à gauche (au moins en apparence)dans son discours du premier mai 2002. Parallèlement, un Louis Michel n’avait à la bouche qu’un libéralisme social, sincère très certainement, mais fort imprécis, et qui se heurtait à la dure réalité du néo-libéralisme « réellement existant ».
Il a inévitablement fallu du temps pour que les illusions se dissipent. Aussi est-ce seulement à partir de 2005 que le climat politique a commencé à changer : les scandales de la
Carolo et du logement social, suivi de bien d’autres comme l’ICDI, ont montré que la
rénovation du PS était de façade ; que derrière ce ravalement de surface demeurait un appareil
organisé autour de son seul président. Quant au prétendu tournant à gauche du PS, il a fait
long feu, comme en témoigne éloquemment l’opposition syndicale au « pacte desgénérations » voulu par les coalisés violets. Le « libéralisme social », lui, s’était évanoui avec le départ de son défenseur dans les hautes sphères de la Commission européenne. Les Ecolos
pour leur part ne se sont jamais vraiment rétablis de leur calamiteuse participation au gouvernement arc-en-ciel.
Parallèlement et dès la fin des années nonante, une nouvelle gauche se constituait sur
le terrain de la taxation des opérations de change internationale – la taxe Tobin pour être bref. Se développait alors l’association ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyennes et citoyens), qui se voulait d’abord un gros « grain de
sable » dans les rouages de la mondialisation financière, puis qui a élargi le champ de sonaction dans de multiples directions : l’Organisation mondiale du commerce et les institutions 1ഊfinancières internationales, la dette, les paradis fiscaux, les services publics, l’eau, les zones
de libre-échange (Méditerranée, Amérique, Europe...), etc.
Tous ces facteurs ont contribué à ce que l’air du temps change. Aussi n’est-il pas étonnant qu’à l’occasion des élections communales du 8 octobre 2006, le MS ait vu le vent souffler dans ses voiles : seul ou en alliance, il a été présent dans plus de quinze communes de
Wallonie et de Bruxelles ; il a conquis au total plus de 20 sièges, dont huit rien qu’à Binche.
De la mondialisation et de ses effets
Le capitalisme d’aujourd’hui – qu’il ne faut pas confondre avec le marché – est un capitalisme financiarisé, patrimonial, où les actionnaires et la bourse jouent un rôle
prépondérant par le contrôle de la propriété des entreprises. Dans ces conditions, le bénéfice sur fonds propres (return on equity, ROE en anglais) devient le critère de performance que les dirigeants des entreprises sont forcés de privilégier coûte que coûte. De plus, le jugement des actionnaires sur la « valeur » des entreprises est déterminé par les normes boursières (on
connaît à cet égard les fameux « quinze pour cent » de rentabilité des fonds propres, norme
qui de surcroît est encore jugée trop faible par de nombreux analystes financiers).
Parallèlement, les marchés financiers et des changes ont connu une intégration et une globalisation accélérées. La signification profonde d’un tel processus est claire : elle traduit tendanciellement le passage d’une finance dirigée par les banques à une finance orientée par
les marchés et tout spécialement par les investisseurs institutionnels (fonds communs deplacement, fonds de pension, fonds spéculatifs, etc.).
Ce double mouvement d’intégration des marchés et de financiarisation du capitalisme ne s’est pas opéré par génération spontanée. Il est au contraire le produit des politiques néo-libérales menées dès la fin des années septante aux États-unis et en Grande-Bretagne. Deux
noms symbolisent ces politiques : Reagan et Thatcher.
Toujours est-il que la mondialisation est désormais notre horizon. Elle n’est pas coupable en soi, pour reprendre l’expression d’un économiste. Il reste pourtant que la liberté totale de circulation des capitaux, l’extension des paradis fiscaux et l’explosion du volume des transactions spéculatives acculent les États à une course éperdue aux faveurs des gros investisseurs. Au nom de la modernité, 1880 milliards de dollars vont et viennent chaque jour
sur les marchés des changes à la recherche d’un profit instantané, sans rapport avec l’état de la
production et du commerce des biens et services. Une telle évolution a pour conséquences
l’accroissement permanent des revenus du capital au détriment de ceux du travail, la généralisation de la précarité et l’extension de la pauvreté.
Désormais, sous couvert de sécurité, les salariés sont invités à troquer leurs systèmes de retraite contre un mécanisme de fonds de pension qui aboutit à soumettre un peu plus leurs propres entreprises aux seuls impératifs de la profitabilité immédiate, à y aggraver les conditions de travail, à étendre la zone d’influence de la sphère financière et à persuader les
citoyens de l’obsolescence de constructions solidaires entre nations, peuples et générations.
Au prétexte du développement économique et de l’emploi, les pays membres de l’OCDE
n’ont pas renoncé à signer un Accord multilatéral sur les investissements (AMI) qui donnerait
tous les droits aux investisseurs et imposerait tous les devoirs aux Etats. Dans le même temps,
la Commission européenne et certains gouvernements entendent poursuivre leur croisade
libre-échangiste par la mise en place d’un Nouveau marché transatlantique (NTM) visant ouvertement à asseoir l’hégémonie des États-Unis dans l’audiovisuel et à démanteler la politique agricole commune. La mondialisation ne s’est cependant pas limitée au seul plan économique. Elle a gagné également la sphère des « idées ». Au fil de son expansion, le capitalisme a pu s’appuyer sur un type d’homme (au sens générique, c’est-à-dire homme ou femme !) qui lui préexistait et qui lui a été en quelque sorte légué par l’histoire. Le juge intègre, le
fonctionnaire qui a le sens du service public, l’instituteur qui éduque et forme réellement ses
élèves, l’ouvrier qui a le sens du bel ouvrage et même le petit industriel des débuts de la
révolution industrielle qui avait ses appartements à côté de « sa » fabrique, tels sont quelques
exemples des types humains dont le capitalisme a hérité et sur lesquels il a fait fond pour
assurer son propre développement. Mais dans le même temps, il épuise ces types humains
inexorablement – au sens où on épuise une mine – et tente de leur substituer son propre modèle : dans le meilleur des cas, l’entrepreneur qui est conduit par la seule recherche du gain, qui innove, qui expérimente de nouvelles combinaisons des facteurs économiques ; dans
le pire, le trader de la finance moderne. En réalité, l’« esprit » véritable du capitalisme, ce qui le caractérise, c’est la recherche effrénée du profit et de l’argent, la conviction que tout (y compris les hommes et les femmes) s’achète et se vend. Peu importe les moyens (le trucage des bilans, la corruption, le délit d’initié…), seul compte le résultat financier. De la sorte, il réduit l’être humain à son unique dimension marchande et économique, il en fait un homo
economicus. Il a ainsi réussi à instituer comme signification unique de la vie la
consommation.
Bien sûr, l’idéologie a horreur du vide et le mot d’ordre « consommez ! » cache mal le
vide moral et l’absence de toute réponse aux questions sur le sens de l’existence qui
’accompagne. Aussi n’est-il pas étonnant qu’avec la faillite de l’idéologie communiste et l’éclipse relative du projet d’autonomie, ce vide ait été comblé par les différentes religions, principalement celles dites du Livre (christianisme, judaïsme et islam). Malraux avait dit :
« Le XXIème sera religieux ou ne sera pas ». Eh bien ! aujourd’hui, nous y sommes. Certes, l’Europe occidentale, celle des Lumières, a connu une évolution très longue qui a abouti, sous une forme ou sous une autre, à la séparation des églises et de l’État, avec son corollaire que la
religion est désormais affaire privée. Nos sociétés se sont donc sécularisées ; elles sont
devenues laïques au terme d’un processus dont on ne dira jamais assez l’âpreté. De nos jours, cette laïcité est remise en cause par le renouveau des prétentions politiques des églises : en particulier, des tentatives d’introduction de la référence à Dieu dans la constitutioneuropéenne aux déclarations d’un Benoît XVI, tout montre que l’église catholique n’a pasrenoncé à marquer de son empreinte les sphères politique et publique. Mais si cela est vrai des
églises chrétiennes, que dire de l’Islam ! Là on a affaire à une religion, qui n’a jamais été
séparée de l’État, qui est l’État même. Qui estime de surcroît que la source de la loi humaine
est dans le Coran et qui est travaillée profondément par le fondamentalisme musulman,
ouvertement terroriste dans le sens le plus exact du terme.
Sur le plan politique, consécutivement à la chute des régimes de l’Est, la démocratie, dit-on, n’aurait apparemment plus de concurrents puisqu’elle l’a emporté sur les différents totalitarismes. Elle se serait en conséquence elle aussi « mondialisée ». Fukuyama, déjà bien oublié aujourd’hui, avait parlé de « fin de l’histoire » pour caractériser la victoire sans partage des démocraties occidentales. Cependant, à bien y regarder, les trois quarts de l’humanité vivent encore sous les tyrannies les plus diverses et les plus barbares. Quant au reste, à nos
sociétés qui se veulent démocratiques, elles sont en fait des oligarchies libérales : desoligarchies, parce que seule une minorité (et non le peuple) détient objectivement le pouvoir ;libérales, parce que les citoyens disposent néanmoins de libertés importantes. Ces libertés ne
sont pas simplement « formelles », elles sont surtout partielles, inachevées : elles résultent en effet, très largement, des luttes impulsées par le mouvement ouvrier (songeons à la conquête du suffrage universel en Belgique) et peuvent donc être remises en cause, comme elles le sont en partie aujourd’hui, lors de toute modification des rapports de force entre les classes etgroupes sociaux. En d’autres termes, même sur le terrain politique, nos sociétés dites démocratiques ne le sont que très imparfaitement. Une telle involution a été rendue possible parce qu’une partie croissante de la population s’est retirée de la vie politique et de l’action collective, une tendance de fond qui est d’ailleurs étroitement liée au fonctionnement
bureaucratisé de tous les partis. Un programme d’action
Les partis démocratiques, quels qu’ils soient, tombent d’accord pour affirmer en choeur que la politique consiste simplement à gérer le système existant. A contre courant, le Mouvement se veut une force de transformation sociale et politique. Son objectif ultime reste celui du projet d’émancipation humaine qui travaille l’Europe depuis le XIè siècle, lorsque les bourgeois de l’époque fondèrent les premières villes libres, projet qui a ensuite été porté par le
mouvement ouvrier naissant : en bref, une société autonome – socialiste, si l’on veut et si le terme n’avait été aussi galvaudé –, c’est-à-dire une formation sociale « où la collectivité sait que ses institutions sont sa propre création et qui est devenue capable de les regarder comme
telles, de les reprendre et de les transformer ». Une telle société n’a rien à voir avec la vision traditionnelle d’une économie « planifiée », encore moins avec la propriété étatique des
moyens de production : nous savons tous que l’on ne peut se passer du marché, qui n’est
d’ailleurs rien de plus que le lieu d’équilibrage d’une offre et d’une demande. Elle impliquecertes une économie socialement maîtrisée, régulée, autogérée, fondée sur un nouveau modèle de développement, respectueux de l’environnement – une éco-croissance pourrait-on dire.
Mais au-delà de l’économique et bien plus fondamentalement, c’est d’un nouveau type d’hommes (de femmes) qu’il s’agit, altruiste, généreux, fraternel, solidaire – d’êtres librespour qui leur propre liberté va de pair avec l’égale possibilité de tous de participer
effectivement au pouvoir. De ce point de vue, le socialisme n’est rien d’autre, selon l’expression de De Man, que « l’exécuteur testamentaire de tout le passé humaniste de notre civilisation ».
Toutefois, on ne peut se contenter de développer et défendre un but final. Encore faut-il aller au-delà ou plutôt en deçà, et proposer un programme intermédiaire, combinaison de réformes des structures économiques et politiques, bien dans la lignée de la tradition syndicale
renardiste, et d’une politique économique de plein emploi destinée à résorber le chômage,
devenu structurel en Belgique et dans le reste de l’Union Européenne.
En voici l’essentiel :
1. dans l’ordre politique, l’objectif immédiat est de rénover en profondeur la démocratie représentative tout en la combinant avec des formes de démocratie participative de
plus en plus étendues. C’est ce binôme représentation renouvelée/participation, que l’on appellera démocratie citoyenne. Une telle dynamique démocratique peut se
résumer par la formule : de la commune à l’ensemble de la Wallonie et de Bruxelles, ce qui signifie que le processus s’enracine à l’échelon local avant de gagner la société
dans sa globalité. Quant aux moyens à utiliser pour enclencher la dynamique participative, ils sont au nombre de trois : 1) le référendum d’initiative populaire ; 2)
les conférences de citoyens ; 3) le budget participatif.
2. La logique d’un programme intermédiaire en matière économique se résume comme suit : inscrire dans la réalité un ensemble de réformes de structure permettant de
réguler le capital financier (donc le capitalisme d’aujourd’hui) et d’appliquer unepolitique économique de plein emploi tout en enclenchant une dynamique cumulative
de transformation sociale. Ces réformes de structure sont au nombre de trois :
• La régulation du capital financier ; le moyen pour y parvenir tient en une phrase : empêcher les banques de créer de la monnaie de crédit et assurer le retour du
produit de la création monétaire à l’État. Sans entrer dans trop de détails techniques, disons qu’il s’agit de séparer les banques de dépôts et les banques de
crédit. Le rôle des premières se limiterait à la gestion des fonds ou dépôts qui leur sont confiés (bien entendu, elles factureraient les services rendus à leurs clients comme c’est déjà le cas partiellement aujourd’hui). Les secondes — les banques de crédit — emprunteraient pour un terme déterminé les capitaux qu’elles replaceraient à un terme plus long : elles ne seraient donc pas autorisées à recevoir
des dépôts. De la sorte, contrairement à la situation actuelle où les comptes courants des déposants permettent aux banques d’octroyer des crédits additionnels et, dans la mesure où ces crédits sont au moins partiellement redéposés, de créer de la monnaie, aucun de ces deux types de banques ne pourrait plus augmenter le stock de monnaie. Il s’ensuit que le produit de la création monétaire reviendrait alors entièrement à l’État, qui pourrait accroître la masse monétaire chaque
trimestre d’un pourcentage égal à la croissance du produit national brut réel
constatée lors du trimestre précédent, à quoi il ajouterait un demi pour centd’inflation.
•Une refonte complète de la fiscalité et de la parafiscalité ; elle s’articulerait selon
cinq axes principaux:
(i) le retour du produit de la création monétaire à l’État, déjà évoqué plus haut;
(ii) une réduction nette, mais modulée en faveur des bas et moyens revenus, de
la grille des taux de taxation et de l’assiette de l’impôt des personnes
physiques, réduction accompagnée de la suppression de toutes les déductions et exemptions fiscales;
(iii) le remplacement de l’impôt des sociétés actuel par une taxe uniforme sur le capital physique installé (immeubles, moyens de production, etc.), le tout
accompagné de la suppression des aides à l’investissement et au capital sous leurs différentes formes;
(iv) une modification de l’assiette des cotisations à la sécurité sociale, assiette
fondée désormais sur l’ensemble de la valeur ajoutée et non plus sur les seuls salaires;
(v) une révision de la grille des taux de T.V.A. destinée à favoriser la consommation populaire ou de biens culturels et à décourager celle des produits de luxe ou de biens polluants et «énergétivores» ; cette révision dans
a mesure où elle ne serait pas neutre budgétairement, s’accompagnera d’un transfert de recettes de la fiscalité indirecte vers la fiscalité directe sans pour
autant remettre en cause les réductions visées au point (ii).
• Enfin et en dernier lieu, l’indexation généralisée de tous les revenus du travail et de l’épargne placée en obligations, bons de caisse, etc., ainsi que des contrats à long terme ; de la sorte, les prêts, consentis pour une durée supérieure à un an, seraient indexés, capital et intérêts. (De cette façon, le rendement réel de ces prêts sera constant, tandis que leur rendement nominal fluctuera, lui, en fonction de
5ഊl’inflation.) Cette mesure s’appliquerait également aux titres de la dette publique
et, pour l’occasion, une vaste opération d’échange, sur base volontaire, des titres
existants contre de nouveaux, à capital et intérêt indexés, serait entreprise.
3. La politique économique à mettre en oeuvre doit viser tout à la fois la résorption du chômage et le plein emploi. Ces deux objectifs sont inséparables d’une stratégie de
relance globale, de croissance soutenable (d’éco croissance). Relancer la demande globale et aboutir à une croissance soutenable nécessitent d’agir tant sur la
consommation que sur l’investissement :
• la voie la plus appropriée pour soutenir la consommation est 1) d’abaisser lescotisations sociales payées par les salariés, 2) de réduire l’impôt sur les personnes
physiques (de manière modulée comme il a été dit plus haut) ; 3) d’accroître laconsommation publique, notamment en matière de sécurité sociale et d’enseignement. En d’autres termes, il s’agit d’utiliser dans un sens expansionniste toute la gamme des instruments de la politique budgétaire rendue plus efficace
(contrairement aux apparences) par l’existence de l’euro.
• les mesures qui viennent d’être détaillées et qui aboutissent à fouetter la consommation et donc la demande, stimuleraient également l’investissement par
suite de l’effet, bien connu, d’accélération. De plus, la mise en oeuvre d’une
politique expansionniste et l’annonce de tout faire pour éviter des récessions
futures constitueraient un signal clair envoyé aux entrepreneurs : «vous pouvez anticiper que la politique de croissance soutenable et de plein emploi sera
poursuivie dans le long terme ; vous n’avez donc pas à craindre de diminution des revenus ou de chute de la consommation et vous pouvez en conséquence investir
en toute sécurité». Il faut y ajouter un effet d’entraînement supplémentaire : l’État,en développant durablement l’investissement public (notamment dans le secteur
de l’enseignement), contribue lui-même à porter la demande globale à un niveau
compatible avec la réalisation du plein emploi.
La nécessaire dimension régionale, européenne et mondiale
1. Qu’on s’en félicite ou qu’on le regrette, la question du devenir de la Belgique est posée. Malgré cinq réformes institutionnelles successives de l’État belge (1970, 1980,
1988-89, 1993, 2001) et l’extension croissante des compétences et moyens financiers des entités fédérées, son futur est incertain. Force est de reconnaître l’existence d’une volonté d’autonomie accrue même dans le chef des partis (démocratiques) flamands.
Face à ce front politique, qui vise notamment la communautarisation d’une partiesignificative de la sécurité sociale (les soins de santé et les allocations familiales),
notre Mouvement défend l’idée essentielle d’une solidarité sans failles entre Wallons et Bruxellois et en conséquence, l’organisation de la Belgique sur base de trois
régions : la Flandre et la Wallonie-Bruxelles. Dans tous les cas, les partis flamands doivent savoir que tout nouveau pas en avant dans la réforme de l’État se soldera par
la remise en cause de la structure fédérale actuelle de la Belgique avec ses communautés et ses régions ! Il s’agit pour la Wallonie et Bruxelles rien moins que
d’obtenir enfin l’autonomie en matière de compétences et de moyens financiers qui leur permette dans le cadre de l’Union européenne d’opérer les choix communs indispensables à leur redressement et à leur développement. Le Mouvement Socialiste ne craint pas une nouvelle réforme de l’Etat. Il s’est déjà prononcé en son temps pour une structure confédérale de l’Etat belge, axée sur trois Régions, une idée qui commence à faire son chemin et qui le fera encore davantage à l’avenir. 6ഊ2. Manifestement, avec les difficultés liées à son élargissement et les « non » français et hollandais au Traité constitutionnel (quelle contradiction dans les termes !), l’Union européenne a du plomb dans l’aile. En réalité, c’est toute une méthode de construction
de l’Europe, sans appui direct ni consultation des populations concernées, «par le
haut», qui a épuisé ses possibilités et qui se trouve mise en cause sur une large échelle par les mobilisations citoyennes. C’est pourquoi le Mouvement… se prononce en
faveur d’un nouveau Traité (l’ancien étant mort), élaboré démocratiquement, impliquant donc les citoyens, les peuples et les parlements des pays composant
l’Union européenne, et ratifié de façon tout aussi démocratique, c’est-à-dire par référendum dans l’ensemble des pays concernés.
3. Le Mouvement constate l’existence d’inégalités béantes entre le Nord et le Sud de la
planète. Il constate aussi que les institutions financières internationales et les grands médias (dont les bénéficiaires de la mondialisation sont souvent propriétaires) ont fait le silence sur la proposition de feu l’économiste américain James Tobin, prix Nobel d’économie, de taxer les transactions sur les marchés des changes. Même fixée à un taux particulièrement bas de 0,05%, la taxe Tobin rapporterait près de 100 milliards de dollars par an. Collectée, pour l’essentiel, par les pays industrialisés, où sont localisées les grandes places financières, cette somme pourrait être reversée aux organisations internationales et utilisée pour des actions de lutte contre les inégalités, pour la promotion de l’éducation et de la santé publique dans les pays pauvres, pour la sécurité alimentaire et le développement durable. Un tel dispositif mettrait du sable dans les rouages de la spéculation ; il alimenterait des logiques de résistance, redonnerait des marges de manoeuvre aux citoyens et aux États et, surtout, signifierait
que le politique reprend le dessus.
4. Le Mouvement constate enfin que le capitalisme mondialisé épuise inexorablement les gisements naturels de la biosphère accumulés pendant plus de trois milliards d’années et détruit chaque jour un peu plus notre écosystème. En particulier, la concentration atmosphérique de gaz carbonique (principalement) engendre l’effet de serre, c’est-à-dire la captation du rayonnement solaire dans l’atmosphère qui entoure la Terre. Il s’ensuit – dans quelle mesure ? on ne sait aujourd’hui le dire avec certitude, mais la corrélation existe – le phénomène de réchauffement climatique de la planète. A terme, ces modifications du climat peuvent avoir des répercussions considérables sur notre quotidien et causer des dommages irréparables à notre environnement. Une stratégie de lutte contre l’effet de serre n’est évidemment pensable qu’à l’échelle mondiale.
C’est d’ailleurs ce niveau que visait le Protocole de Kyoto signé en 1997, mais entré en vigueur le 16 février 2006. Comme on le sait, l’administration Bush s’est toujours
refusée à le ratifier, compromettant par là la réalisation des objectifs quantitatifs du
Protocole. Au total, le Mouvement se prononce en faveur de la réduction des
émissions telle que prévue par Kyoto. Il insiste aussi sur l’effort de recherche
nécessaire pour développer des énergies propres, sans carbone.
Et les femmes ? Et les hommes ?
Une société nouvelle ne peut naître sans qu’apparaissent de nouvelles valeurs, de nouvelles normes, de nouveaux rapports entre les êtres humains. Mais le M.S est convaincu qu’il ne faut pas remettre à plus tard le nécessaire changement individuel. C’est dès maintenant que ces nouvelles valeurs doivent voir le jour et prévaloir en son sein, dans ses structures et ses pratiques. Aussi, par exemple, luttera-t-il contre le cumul des mandats et
veillera-t-il à ce que ses représentants et mandataires s’acquittent de leurs tâches en toute
probité, en toute transparence. Il recommandera la publication régulière des bilans
7ഊadministratifs, financiers et moraux de toutes les institutions à la gestion desquelles il sera associé et exigera de ses mandataires probité et intégrité.
Plus fondamentalement, dans la conjoncture actuelle, trois valeurs doivent particulièrement irriguer la pratique du Mouvement, donner sens à ses structures et actions :
• La liberté dans toutes ses dimensions, y compris et surtout sa dimension réflexive, parce qu’une organisation n’est pas une machine à broyer les individus, à uniformiser
leur pensée, à « endoctriner », mais au contraire un appel permanent à la recherche du vrai pour soi-même et pour tous, à une lucidité de tous les instants et a un esprit
critique sans failles ;
• La laïcité, parce qu’elle est au fondement même de la démocratie (la loi est d’origine humaine et non divine), qu’elle est un des garants de l’autonomie individuelle (le
corps politique n’a pas à intervenir dans les croyances privées) et qu’elle est aujourd’hui mise en cause par la résurgence des prétentions politiques des Églises et
religions ;
• La solidarité, parce que le Mouvement est constitué d’hommes et de femmes qui ont fait consciemment le choix d’un engagement partagé et sont liés par cet engagement
même ; elle est ainsi invitation à une activité commune, à une reconnaissance d’autrui qui reste capable de vigilance.
Une nouvelle étape
Les défis à relever sont, on le voit, immenses. Le Mouvement Socialiste n’a encore ni
la force militante ni l’influence politique suffisantes pour y répondre à lui seul. Heureusement,
en dehors du MS, des listes nouvelles ont éclos un peu partout en Wallonie et à Bruxelles lors
des élections communales du 8 octobre 2006. La plupart était issue du PS ou à tout le moins
se voulait force de changement et de rénovation du champ politique et citoyen. Au PS même, nombre de cadres, meurtris par le cours et les pratiques imposés par son actuel président, n’attendent qu’un signe pour renouer avec le combat politique socialiste.
Est donc à l’ordre du jour le regroupement des énergies éparses en une formation
politique, offensive, résolument tournée vers l’avenir, dont le Mouvement Socialiste se doit
d’être l’épicentre. D’où la proposition, faite aujourd’hui, de rassembler toutes les gauches – socialiste, laïque, écologiste, chrétienne ou humaniste, altermondialiste ou radicale – dans une
structure organisationnelle capable de peser de manière décisive sur le devenir de nos communes, de nos régions et au-delà de l’Europe tout entière.
13:04
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22.05.2010
Campagne électorale
Campagne électorale
Le Mouvement Socialiste, plus généralement la Nouvelle Gauche, disposent, par définition, de moyens financiers limités. Ceux-ci se résument en définitive aux cotisations et aux versements de ses membres.
Toute campagne électorale est coûteuse, même si celle que le MS mène actuellement a été conçue pour être la plus économe possible. On peut d’ailleurs déjà prendre un pari à cet égard : le MS sera la formation politique qui aura le moins dépensé par électeur effectif. (Les chiffres exacts seront publiés sur ce site, évidemment après le 7 juin.)
Il reste que toute contribution financière, aussi modique soit-elle, est la bienvenue. Le MS a ouvert spécialement un compte pour accueillir dons et apports financiers. Le voici :
MS-élections
377-0099486-01
D’ores et déjà merci !
12:38
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21.05.2010
Une Nouvelle Gauche
Une Nouvelle Gauche
Le Mouvement Socialiste a déposé des listes tant au Sénat qu’à la Chambre (Liège, Namur, Hainaut, Luxembourg). Ces listes sont des listes de la Nouvelle Gauche. Une Gauche sans œillères, qui assume son passé, mais qui surtout sait faire montre d’imagination, de capacité à répondre aux problèmes de l’heure. Ces listes sont ainsi porteuses d’une réelle alternative politique et constituent un espoir pour celles et ceux qui refusent de céder à la fatalité ambiante. Après tout, à qui sait marier intelligence et action, beaucoup devient possible.
Ce sont aussi des listes d’ouverture. C’est pour cette raison essentielle qu’elles portent l’étiquette MSplus.
06:30
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20.05.2010
Elections 2010 ’
Elections 2010
Le MS présent
Ce 13 juin 2010 auront lieu les élections législatives. Elles se dérouleront dans un contexte inédit : une crise économique et financière sans précédent ; l’incapacité des partis traditionnels à avancer dans la Réforme de l’État ; un désarroi prononcé de la population à l’égard de la classe politique dans son ensemble, tant les réponses des « autorités » établies paraissent inadaptées ou terriblement marquées à droite ; un scepticisme généralisé à l’égard des propositions des partis, singulièrement de celles d’un PS, cornaqué par un Di Rupo qui ne sait même plus ce qu’il veut, si ce n’est rester à tout prix dans tous les gouvernements possibles et imaginables

06:48
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19.05.2010
Le MS et la gauche : les points communs ? les différences ?
Le MS et la gauche : les points communs ? les différences ?
La gauche a d’abord désigné cette partie de l’hémicycle de l’assemblée parlementaire française, où se trouvaient les opposants au droit de véto royal durant la période constituante (1789-1791) de la Révolution. Par la suite, le terme s’est très largement répandu et a fini par structurer l’organisation politique de presque tous les pays de la planète. Sont donc de gauche, dans cette acception historique, les partis qui s’opposent, un peu ou beaucoup, au statu quo, c’est-à-dire aux partis en place, conservateurs et donc de droite.
Historiquement...
La gauche moderne s’est constituée dans la seconde moitié du XIXème siècle sous la forme des partis socialistes ou sociaux-démocrates. Ces partis comportaient déjà une « droite », une « gauche » et un « centre », mais étaient unis par un double objectif : la démocratie, le droit de vote pour tou(te)s ; la collectivisation des moyens de production. Ne subsistaient alors à l’extérieur de ces partis que quelques courants anarchistes, en général très peu organisés. Les socialistes représentaient donc à l’époque toute la gauche.
La situation changea du tout au tout avec la Révolution russe d’octobre 1917. Désormais, les communistes s’opposaient aux socialistes, les premiers se concevant comme des partisans de la manière forte, des "révolutionnaires" ; les seconds comme les défenseurs de la voie parlementaire au socialisme, réalisable non par la révolution, mais par des « réformes ».
Cependant, ce clivage, pour pertinent qu’il ait été transitoirement, n’avait déjà plus grande signification dès le milieu des années trente du siècle précédent :
1. Les partis communistes sont rapidement devenus des instruments de l’État-Parti soviétique, simplement désireux de substituer au capitalisme « privé » une société et une économie analogues à celles qui prévalaient en URSS, c’est-à-dire un capitalisme bureaucratique, un État totalitaire - en un mot, un véritable repoussoir sans aucun lien avec le socialisme.
2. Dans les sociétés démocratiques comme les nôtres, il est clairement apparu, en tout cas après la seconde guerre mondiale, qu’il n’y avait d’autre voie au socialisme que la voie démocratique, c’est-à-dire celle qui s’appuie sur la conquête d’une majorité électorale et un gouvernement de gauche. (Malheureusement, tout en ayant raison sur le fond de la controverse avec les communistes, les partis socialistes ou sociaux-démocrates ont la plupart du temps simplement géré le statu quo, se contentant tout au plus d’un État-providence redistributeur en lieu et place du socialisme !)
Si le clivage réformes/révolution n’a plus de pertinence depuis belle lurette, il reste que subsiste aujourd’hui, en plus des Partis Socialistes, une extrême-gauche qui se revendique de la Révolution (avec un grand R !) : les Partis staliniens (le PTB en est le prototype le plus achevé), les diverses variétés de trotskysme, etc. Donc la question de savoir en quoi le MS se distingue des autres forces de gauche nécessite d’indiquer aussi les démarcations à l’égard de l’extrême-gauche.
Les points communs
Sur le but à atteindre, c’est-à-dire le socialisme, il y a un accord général, en tout cas au plan verbal. Mais lorsqu’on creuse un peu sous les mots, des différences apparaissent rapidement. Pour le MS - voyez la FAQ C’est quoi le socialisme ? -, le socialisme, c’est une société d’êtres autonomes, libres, qui remettent continuellement en cause l’institution donnée de la société et qui gèrent eux-mêmes collectivement l’ensemble des instances de la société, y compris l’économie. Ce socialisme-là n’a donc rien à voir avec feue l’URSS, même pas avec sa planification centralisée, autoritaire, qui est sur le plan économique un non sens absolu.
Il n’a rien à voir non plus avec le vague brouet que le PS nous sert de nos jours - quand il sert quelque chose tant sa faiblesse idéologique est grande - sous le nom de socialisme : une société purement marchande, « régulée » au mieux par l’État, et dans laquelle les entreprises et les entrepreneurs tiennent le premier rôle, même si une touche de « social » vient un peu atténuer la froideur de la description.
Bien sûr, toute la gauche partage un certain nombre de valeurs communes - la solidarité, la justice, la fraternité, etc. Mais le problème est qu’il ne suffit pas de se réclamer de telle ou telle valeur, encore faut-il la traduire dans la pratique et le comportement d’un parti et de ses membres et élus. Dans ce cas malheureusement, il y a parfois loin de la coupe aux lèvres...
Les différences
Les positions du MS diffèrent de celles de l’extrême gauche sur deux points au moins : d’une part, l’accent placé sur la nécessité de la conquête d’une majorité, y compris électorale, de la population pour avancer dans la voie du socialisme et donc aussi l’accent sur la nécessité d’un gouvernement des gauches ; d’autre part, la prise en compte sérieuse des « problèmes communautaires », en lesquels l’extrême gauche ne voit, pour sa part, que diversions et divisions.
Avec le PS, les divergences stratégiques sont de deux ordres :
1. le MS constate que le PS est de tous les gouvernements depuis 1989, quelle que soit leur couleur politique dominante ; la justification de telles participations est toujours la même : éviter le pire ; défendre les acquis. Le problème est qu’à force de gouverner avec la droite chrétienne ou libérale, c’est cette droite qui finit par gagner et par imposer ses solutions. A cette stratégie du « moindre mal », le MS oppose la perspective de la constitution progressive d’un rassemblement des gauches, majoritaire, qui se traduirait alors dans un gouvernement de ces mêmes gauches, apte à engager un processus de transformation sociale ;
2. plutôt que de se limiter, comme le fait le PS, à la seule défense des acquis et d’aller ainsi de recul en recul, le MS avance un « programme intermédiaire » fait de réformes de structure politiques et économiques destinées à sortir de la crise actuelle et à initier le processus de transition au socialisme. Un tel ensemble de revendications intermédiaires doit bien sûr constituer la base programmatique d’un gouvernement des gauches.
La question posée - le MS et la gauche - mériterait encore bien des développements, c’est certain. Mais plus important est l’esprit dans lequel les réponses ont été apportées : pour le MS en effet, les divergences existantes ne peuvent ni ne doivent se régler à coup d’anathèmes ou d’excommunications. Il n’y a pas d’un côté des « traitres » et de l’autre des « purs » Seul le débat franc et ouvert permet à chacun d’avancer - à la nouvelle gauche comme à l’ancienne.
09:00
Écrit par Philippe Delforge
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17.05.2010
Présentation Robin Gaspard tête de liste à la chambre province de Namur
Formation : Etudes pédagogiques, option instituteur primaire. Etudes pédagogiques, option maître de morale laïque. Profession : Instituteur primaire.
Hobbies : L'internet, le sport, la communication, le patrimoine belge.
Une phrase qui lui colle à la peau : "Une politique jeune...pour avancer!".
22:20
Écrit par Philippe Delforge
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16.05.2010
Liste MSplus du Sénat
Liste MSplus du Sénat
Effectifs
Francis Biesmans
Véronique Samygin
Philippe Delforge
Valérie Clippe
Jean de Pierre Badiata
Catherine Darville
Gregory Clignet
Annick Santkin
Manuel Syx
Nadine Guissart
Michel Fouat
Linda Lebon
Luc Cornet
Claude Remacle
Véronique Dubrulle
Suppléants
Jean-Pierre Molle
Claire Henrioulle
Francis Albert
Rosa Vanden Eycken
Vincent Vanderbeque
Aurore Noë
Jessica Dutrieux
Claude Remacle
Mirijana Pletikosa
10:18
Écrit par Philippe Delforge
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14.05.2010
Lste MSplus la Chambre NAMUR
Effectifs
1 Gaspard Robin
2 Affo Nicole
20:31
Écrit par Philippe Delforge
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